Qui suis-je ?

  • : Blog d'un socialiste de l'Ouest
  • : Ce blog est né d'une envie toujours plus forte de participer à la refondation de la gauche, dans les débats, par le militantisme, l'engagement associatif et syndical, etc. Réaction, idée, contribution, coup de gueule (ça fait toujours du bien), il y aura de tout, et on verra bien quoi.
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Nous sommes le parti socialiste et notre objet est la transformation révolutionnaire de la structure sociale, c’est à dire du régime de la production et de la propriété. Nous travaillons à cette transformation dans l’intérêt de l’unité humaine, de l’individu, aussi bien que dansl’intérêt de la collectivité, parce que nous considérons ces deux intérêts comme entièrement solidaires. [...]
Nous pensons que cette transformation est révolutionnaire, même si elle est acquise par des moyens légaux et,  l’inverse, un soulèvement populaire victorieux qui n’aboutirait pas à la transformation sociale ne serait pas à nos yeux la révolution. Si nous luttons pour cette transformation[...]c’est parce qu’elle mettra un terme à une iniquité séculaire, parce qu’elle mettra fin à la lutte des classes, parce que, selon le mot de Jaurès, elle réconciliera l’humanité avec ellemême, parce qu’elle assurera à l’individu le libre jeu de sa vocation naturelle et le plein développement de sa personne. Nous croyons que la mutation révolutionnaire du système social a pour condition la conquête du pouvoir politique par les travailleurs organisés en partis de classe. La conquête du pouvoir n’est pas une fin en soi, mais la condition préalable et indispensable de la transformation révolutionnaire[...]

Léon Blum, discours à la tribune du XXXVIIIeme Congrès de la SFIO, 1946

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Politique

Lundi 24 septembre 2007

La Belgique vit depuis cents jours sans gouvernement. Les raisons de cette crise sont connus, l’opposition entre un quasi-séparatisme flamand et un fédéralisme wallon maintenue.

En Belgique, coté flamand, a poussé un nationalisme conservateur, étroit et frileux. Pendant un siècle et demi, la Flandre fut une province assez pauvre comparée à la Wallonie. Le flamand était une langue assez menacée, d’autant plus que les élites flamandes étaient relativement acculturées. Cela a engendré une violente réaction chauvine chez certains flamands, qui considèrent, maintenant que leur province a dépassé la Wallonie, que cette dernière est un boulet.

L’idée d’une nation flamande est risible. La culture flamande ne diverge de la culture wallonne que de par la langue. Seulement, il existe tellement de sous-dialectes en Flandre qu’on ne s’y comprend pas toujours, à quelques kilomètres de distance !

Alors pour l’unité linguistique, vous repasserez. De fait la nation flamande se définit essentiellement de manière négative, par rapport aux wallons…parce qu’entre flamands du Brabant, flamands anversois et flamands bruxellois…

Si par malheur les deux régions devaient se séparer, l’unité européenne déjà fragilisée par le coup d’arrêt du double non franco-néerlandais (deux pays qui, ironie, encadre la Belgique) serait menacé de mort par tous les nationalismes en sabot de bois que cette scission ferait resurgir (sans parler des polonais, des anglais, des tchèques etc.). Les dirigeants européens ne peuvent pas traiter cette affaires comme une histoire interne à la Belgique. Ils doivent intervenir en faveur du maintien de l’unité belge, et faire savoir qu’ils ne reconnaîtrait pas une Flandre qui proclamerait son indépendance.

A ceux qui objecterait que rien ne sert de faire cohabiter deux peuples qui ne se supporteraient plus, il sans doute nécessaire de rappeler quelques vérités historiques : que le Val d’Aoste ou la Guyane envisagèrent longtemps de se séparés de leur mères-patries respectives. Il faut savoir comme disait l’autre « laisser du temps au temps ».

Surtout en politique.

Le concept de nation a opéré un retour en force dans le corpus intellectuel des socialistes. Tout le monde a l’air de considérer que c’est une grande victoire. Soit.

Encore faut il s’entendre sur ce dont on parle : la Nation française, telle qu’on la considère à gauche en tout cas repose sur un concept abstrait d’adhésion aux idéaux de la Révolution, la Nation ayant surgit avec elle. Mais le concept de nation articule aussi deux autres éléments : l’identité culturelle et la relation à l’autre.

L’idée d’une identité culturelle française comme spécifique, autonome est une construction historique qui date de la fin du XIXeme, où l’on a artificiellement isolé la culture française du reste de la culture européenne afin d’affermir l’unité nationale. Elle n’est pas intellectuellement défendable, pas plus d’ailleurs que l’idée de l’autonomie d’une culture allemande, polonaise où tchèque. Si il y a bien de fortes spécificités nationales, des pans entiers des "cultures" européennes sont communs à tel point que c’est une chimère d’essayer d’écrire un histoire de la littérature française par exemple, sans faire référence à ce qui fut écrit dans le reste de l‘Europe .

De plus, et même si comme je l’ai écrit plus haut, il y a une spécificité française de ce point de vue là, la nation crée un schéma mental d’ exclusive qui divise le monde en deux : "ma" nation d’un côté, le reste du monde de l’autre. Car pour établir la nation, on est obligé de postuler son unité culturelle ainsi que sa spécificité.

Or, si on admet 1) la vacuité de l’idée d’une spécificité culturelle française et 2) la réalité d’une unité culturelle européenne, on est en droit de s’interroger sur la nécessité de revitaliser le concept de Nation. Le champ des possibles de l’action politique au niveau national se réduit. La mondialisation a réduit de manière impressionnante le pouvoir décisionnel des états. Ce sont les grands ensembles régionaux, qui pourront peser dans le monde de demain. Pour les Français, l’avenir est en Europe, et non pas dans un repli frileux sur la sphère national. Le grand combat politique de la gauche européenne est donc non pas de construire, amis bien de révéler l’unité culturelle et intellectuelle de l’Europe pour faire naître un sentiment européen, et par là même, un désir d‘unité politique. Une fois créé cet espace politique européen, le combat de la gauche restera entier, mais le champ des possibles de son action sera démultiplié s’il s’exerce dans le cadre de la première puissance mondiale.

Le souci majeur est qu’on ne construit pas l’Europe qu’avec des gens de gauche, mais aussi avec des partenaires de droite. Si entre un démocrate-chrétien et un social-démocrate il existe peu de points de clivage sur l’Europe, il en existe nettement plus entre ce même démocrate-chrétien et un conservateur dur, de même qu’il existe plus de clivage entre un social démocrate et un trotskiste sur ce même sujet. Donc sur l’Europe, les clivages politiques peuvent différer du reste du débat politique.

Mais en tout état de cause, nous devons être prêt à faire de réels compromis sur l’Europe, (quitte à les renégocier ensuite) dans l’optique de construire cette espace politique européen. C’est une arme que nous pourrons retourner contre les conservateurs s’ils sont assez bêtes pour la construire avec nous.

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Mardi 18 septembre 2007

(ou comment l’auteur, est visiblement depuis trop longtemps tenu éloigné de son blog…et raconte vraiment n‘importe quoi)

Le MoDem a tenu son université d’été ce week-end. Je n’ai pas suivie précisément ce grand temps de la vie politique française. Le problème c’est que le MoDem, c’est un peu comme le Vatican « combien de divisions ?». On ignore si on s’intéresse à un mouvement qui est le 3eme de France (élections présidentielles) ou le 8eme (en nombre de députés).
Du coup, comme beaucoup au PS, je suis un peu méfiant envers tout ce qui touche à cet O.P.N.I.(Objet Politique Non Identifié). D’autant qu’à droite comme à gauche on a pu voir des succès fulgurants qui n’était que des aventures d’un jour. C’est la liste Tapie aux élections européennes de 1994, celle Pasqua-Villiers en 1998.
Mais j’ai entendu François Bayrou au Franc Parler de France Inter lundi soir. Sa dénonciation de l’esbroufe sarkozyste tranche avec la complaisance affiché de certains dirigeants de gauche (qui ont perdu tout sens de la mesure au vu des courbes de popularité du, même si ça m’arrache la gueule d‘employer le mot, Président).
Sa critique est dure, dense structuré. Il est vraiment convaincant lorsqu’il explique que c’est l’attitude de Nicolas Sarkozy qui l’a amené à s’affranchir de la droite (alors que certaines mauvaises langues pourrait n’y voir que l’opportunisme d’un ancien balladurien reconvertie cherchant à se positionner sur un créneau d’alternative à une gauche en crise et à une droite de plus en plus extrémiste. A ce sujet, la présidentielles fut d‘ailleurs l‘occasion de vérifier à quelle point la différence entre l’extrème-droite et la droite, c‘est comme l‘a dit un jour Fabius, « la différence entre une pensée et une arrière pensée » comme quoi Fabius di(sait ?)t des choses intelligentes, et grâce à mes digressions vous ne vous souvenez absolument plus de quoi je parlais).
A propos de Nicolas Sarkozy, réjouissons nous chers amis lecteurs, car ce valet des thèses les plus imbéciles du néo-conservatisme étasunien songe a nous entraîner dans une guerre avec l’Iran. Je rappelle juste histoire de rire que la force de projection (capacité à envoyer des soldats loin et vite) française est l’équivalent dans les état-majors mondiaux de la blague sur les belges en France, que notre unique porte avion national mis 4 mois à sortir de la rade de Toulon lorsqu’il fut envoyé en Afghanistan, et que SI nous voulons faire cette guerre, je pense qu‘à la rigueur nous pourrions obtenir le soutien moral du Swaziland (soit dit avec tout le respect du au peuple swazi), mais qu‘en dehors de cela, personne n‘a envie d'aller vérifier sur le terrain si les mollahs ont vraiment la bombe. D‘ailleurs, on doit etre le seul pays au monde à parler de faire la guerre à une puissance régionale tout en faisant des coupes claires dans le budget du Ministère de la Défense. Mais après tout, on était déjà le seul pays au monde dont les dirigeant savaient eu l’idée lumineuse de réduire les impôts (des plus riches, cela va de soit) pour combler le déficit de l‘Etat…
Pour en revenir à Bayrou (comment ça, lecteur, vous êtes perdu ? Mais suivez que diable !), il ne se définit plus, ou pas, comme centriste, mais comme démocrate (ce qui entre parenthèse ne veut rien dire, c’est une étiquette qui va de Bové à Sarkozy. Heu non, disons plutôt Borloo) (saluons au passage un homme qui, pour son talent stratégique lors des législatives eu mérité d’être rocardien). (Mais si lecteur, je vais arrivé à ce que je veux dire, un peu de patience) Bayrou donc, continue à se démarquer de la droite (ce qui est un signe de bonne santé mentale) sans pour autant expliciter son rapprochement avec la gauche (ce qui étant donné l’état de cette dernière, l’est aussi). Mais il ne s’en démarque pas non plus. C’est dire, que plus que jamais, nous devons savoir ce que nous sommes pour pouvoir entamer un dialogue idéologique avec le MoDem (et avoir ainsi le plaisir de nous asseoir sur la dernière résolution du MJS). Si les convergences sont plus fortes que les divisions, alors pourquoi refuser d’avoir des alliés sur notre flanc droit. Au temps du Programme commun, c’était le MRG (aujourd’hui PRG). Si le MRG de notre nouvelle alliance est le MoDem, ça ne me fera pas pleurer longtemps. Mais s’il faut choisir, c’est toujours nos camarades de gauche qu’il faudra choisir de nous allier.
PS : Que pensez vous de Bayrou candidat unique de la gauche en 2012 ? Voila un candidat sans déficit de crédibilité, réputé intègre, plutôt convaincant. Il n’a pas été mêler aux querelles de clans du PS, n’est pas issue de la gauche de la gauche qui pourrait effrayer les modérés, c’est le candidat idéal ! Issu d’un parti sans élus, il ne pourra gouverner sans les partis de gauche, et à ce titre ne risque pas de trahir le programme sur lequel il a été élu. Hommes de gauche qui voulez vaincre en 2012, soutenez la candidature François Bayrou ! (non, non, je n’écris pas ça uniquement pour pouvoir un jour être traîné devant l’Inquisition la CNA).
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Mardi 11 septembre 2007

phototitre.jpg Grégory Blanc

 

En ce moment, pas le temps de poster, j’y reviendrai. Je fais donc juste un bref article, consacré, pour une fois, à ce qui se passe chez moi.

 

Comme vous le savez tous, le Maine et Loire, c’est à droite et bien à droite. On touche à la Vendée, c’est tout dire. La Vendée est une terre de droite, et quand elle donne des hommes à la gauche, c’est des Jacques Auxiette... Mais comme tous les départements du nord-ouest le Maine et Loire est aussi une terre de conquête pour la gauche. Car ce que vous ne savez probablement pas, ce que le Maine et Loire a envoyé un député socialiste sur les bancs de l’assemblée pour la première fois depuis…pour la première fois. Marc Goua, dynamique maire de Trélazé, qui a démissionné de son poste de Conseiller Général à cette occasion et pour cause de cumul des mandats.

 

Auront donc lieu des élections partielles en le 30 SEPTEMBRE et le 07 OCTOBRE. Le candidat soutenu par le Parti Socialiste (dont je rappelle à l’occasion qu’il s’agit d’un parti politique, pas d’une amicale de boulistes, de gauche, et de ce fait dans l’opposition, au côtés de partis comme les Verts, les Communistes dont je suis ravis de vous annoncer qu’ils existent encore, ainsi qu’aux côtés du MRC et du PRG, qui ont bien existés eux aussi à une période, dont il nous reste des traces ) est Grégory Blanc. Outre le fait qu’il est mon ami, Grégory dispose de nombreuses qualités.

 

1)      Il est socialiste. Y a du mérite en ce moment.

2)      C’est un militant de terrain, pas comme certains candidats à la députation sur la 1ere circonscription, qui ont d’ailleurs fait campagne comme des m*****. Il a été, et est toujours, syndicaliste, militant associatif, militant politique c’est un acteur passionné de la vie publique, celle de sa commune et de son canton depuis plus de cinq ans.

3)      Il se présente à une élection est s’appelant Blanc, (« Votez Blanc !») ce qui ne peut qu’inciter au respect

4)      Il connaît ses dossiers, le départements, ses forces et ses faiblesses, ses territoires et ses habitants. Sa confrontation avec la réalité sociale de notre département, avec la droite dans les urnes feront de lui un élu à la fois responsable, soucieux de l’efficacité de son action et pragmatique.

5)      Il est rocardien. A ce titre d’ailleurs, il y a débat. Grégory, en tant que directeur de campagne de Marc Goua, a gagné deux échéances électorales en 2004 et en 2007. Un homme qui gagnerait trois élections de suite pourrait-il légitimement prétendre être rocardien ? Un rocardien est censé avoir raison sur le fond, et être royalement nul en stratégie…

 

 

Si la refondation de la gauche ne se fera que sur les idées, elle ne sera en tout cas possible que portée par des gens dynamiques, sincères et courageux. Si vous voulez poursuivre et amplifier l’action de Marc Goua pour la canton Angers-Trélazé et les villes de Sarrigné, Andard, et Brain sur l’Authion, alors, le 30 SEPTEMBRE et le 07 OCTOBRE, votez et faites voter Grégory Blanc.

 

 

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Vendredi 24 août 2007
A Argenteuil, les agents municipaux ont refusés de répandre un produit, au nom explicite, le Malodore. Ce produit répulsif devait être diffusé dans les endroits où s’installe les SDF dans le but avoué de les chasser. Le maire Georges Mothron (UMP, faut-il le préciser ?) n’en est pas à son coup d’essai. Il ad déjà publié une batterie d’arrêtés interdisant la mendicité en centre-ville. L’un de ces arrêtés évoquait la « gêne olfactive anormale » liée à la présence des SDF. « Le bruit et l’odeur » , décidemment, sont des valeurs pour une certaine droite, dont il émane des effluves très brunes…
Mothron est connu pour vouloir, depuis son élection en 2003 " gentrifier" sa ville. Dernière ce joli mot se cache une réalité brutale : la destruction de cités ouvrières, et leur relogement hors de la ville, parfois loin de leur lieu de travail. Des habitants ont parlé de « purification sociale »…
Au delà de cet épisode de la vie politique locale, ce qui apparaît assez évidemment, c’est, encore une fois, la réalité du clivage gauche-droite. Les uns luttent contre la pauvreté, les autres trouvent plus simples de lutter contre les pauvres. Car ces arrêtés d’interdiction ne concernent que le centre-ville : « Allez mendiez dans les quartiers pauvres, c’est là qu’est votre place, mais ne venez pas déranger les riches… »
Va-t-on rouvrir les prisons pour mendiants ?  
Aujourd’hui Nicolas s’attaque au scandale des procès-qui-n’ont-pas-lieu-alors-qu’il-devraient-avoir-lieu. A ce titre, je lui conseille de ne pas oublier son ministre délégué à la fonction publique, qui traîne suffisamment de casseroles derrière lui pour faire la cuisine de toute une patrouille scout…
Le Figaro titre donc : Sarkozy veut des procès même en cas d’irresponsabilité pénale. J’aime bien ce titre pour l’absurdité qu’il met (involontairement ?) en évidence. Si cette annonce était suivie d’effet, il s’agirait de juger des gens qui ne pourront pas être condamnés, parce qu’irresponsable pénalement.
Lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy avait été plusieurs fois attaqué pour sa méconnaissance du monde de la Justice. C’est un faux-procès. Sarkozy est avocat au barreau, et connaît parfaitement les mécanismes de la justice. Dès lors, quel est le but de ce genre de déclaration ? Je ne fait pas partie de ceux qui nient l’importance de la dimension symbolique, que ce soit dans le domaine de la politique ou de la justice. Mais il me semble que l’effet principal de cette mesure serait d’encombrer des tribunaux qui n’ont pas besoin ça pour l’être.  
Quel intérêt présenterait dès lors cette mesure ? Je n’en vois à titre personnel qu’un seul, et il est très politique, au mauvais sens du terme. A propos du président, Pierre Moscovici avait écrit récemment à son propos :
« Je le crois vulnérable […] sur le terrain purement politique. Nicolas Sarkozy a un terrible ennemi : lui-même. Il est, je l’ai écrit, un joueur, il lui faut sans arrêt aller plus loin, plus fort, fouler des terres inconnues, transgresser des interdits. Président de la République, il s’ennuie déjà, il veut diriger seul le pays, bousculer l’Europe, peser dans le monde, repartir déjà en campagne, se mettre en scène en permanence. »
Le but de ce genre de déclaration est d’aller toujours plus loin, de transgresser toutes les frontières, jusqu’à celle du réel. Je ne suis même pas sur de la constitutionnalité ce cette nouvelle proposition, mais ses récents propos relatifs à la censure exercée par le Conseil Constitutionnel sur les dispositions relatives aux emprunts immobiliers sont éclairants. Peut importe la constitution, seules comptent ses déclarations. L’important est de frapper toujours plus fort, plus haut et plus loin. Surprendre, déconcerter, promettre toujours, et la réalité devra suivre. Et si elle ne suit pas, c’est nécessairement la faute de quelqu’un, de quelqu’un d’autre. Si une de ses promesses ne se réalise pas, Nicolas Sarkozy désigne un coupable. A la première élection, il demandera un mandat contre le fauteur de trouble hier Mai 68, demain le Conseil Constitutionnel ? Il l’obtiendra, mais cette logique ne fonctionnera qu’un temps. Elle ne fonctionnera qu‘un temps, parce que désigner un coupable n‘est pas le tenir. « En finir avec Mai 68 », si tant est que cette expression ait un sens, ne réglera pas le problème des dérives financiaristes de l‘économie mondale, dont il était pourtant rendu responsable. D’abord cette façon de fonctionner lassera, puis elle laissera sceptique et finalement inquiètera. 
Nicolas Sarkozy vise toujours plus haut. « Plus dure sera la chute »…
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Jeudi 23 août 2007
 
 
Quimper, le 22 août 2007
 
 
Chers amis,
Bienvenue à Quimper pour vos journées d’été. Nous serons heureux de vous y accueillir en participant, comme vous nous y avez amicalement, invité à votre première matinée de travail jeudi.
A lire votre programme, nous avons constaté qu’une grande partie de vos préoccupations, et c’est bien normal au lendemain d’un échec qui interroge toute la gauche, tournait autour de votre avenir. Vous allez d’ailleurs y consacrer deux plénières, l’une jeudi sur le thème «Refonder ? Dissoudre ? Réformer ? Revivifier ? Rénover ? Reconstruire ?… ensemble… » et l’autre samedi autour de «Quel parti Vert pour le XXIe siècle ? ».
Il nous a semblé utile de vous apporter notre réflexion. D’autant, que si vous pouvez ici à Quimper comme l’écrit Daniel Le Bigot dans son mot d’introduction du dossier reçu par chaque participant «espérer des municipales un score encore plus favorables à l’écologie que lors des législatives », si la gauche devait l’emporter, ce serait à l’issue de son rassemblement.
Car c’est bien la question centrale. Pourquoi ne tirons nous pas des conclusions stratégiques du fait que nous gérons ensemble la quasi-totalité des régions et des milliers de communes ? Cette unité dans les territoires est une réalité qui rend incompréhensible notre situation nationale. Au sommet, cela se chamaille alors que dans les villes l’union perdure, et dans chaque élection, l’unité se voit plébiscitée.
Cette contradiction est, à nos yeux, inexplicable car nos divergences sont devenues plus techniques que stratégiques. Reconnaissons-le, la concurrence entre nous ne relève plus d’une compétition entre lignes alternatives mais d’une discussion sur le choix des moyens à mettre en œuvre à partir d’objectifs communs : transformer la société, refuser la société de marché, promouvoir une modernité partagée.
Puisque nous avons dépassé une culture de l’identité faite de clivages, bâtissons ensemble une culture de coalition faite de compromis majoritaires librement consentis. Le temps est venu d’ouvrir un nouveau cycle à gauche : celui d’une coalition durable.
Nous ne pouvons pas rester immobiles devant l’avance stratégique que la droite a prise avec la création de l’UMP. La reconduction de nos traditionnels accords de second tour n’est plus suffisante car elle n’offre pas la même solidité et la même clarté qu’une alliance contractée devant le suffrage universel. Mais nous ne croyons pas pour autant qu’il soit pertinent de souhaiter la naissance d’un parti de toute la gauche. Une telle unité organique est d’ailleurs déjà rejetée par le PCF et vous-même revendiquez votre autonomie. Enfin le temps des alliances à la carte dont le PS serait le seul dénominateur commun est aussi derrière nous. Mais, l’histoire récente de la gauche montre bien que l’autonomie, voire l’isolement organisationnel et électoral, n’offre pas vraiment aux courants minoritaires la garantie d’une stratégie plus efficace…
Il nous faut donc inventer et pour cela combiner convergence et autonomie. Au plan national comme dans les territoires, il ne nous parait pas hors de notre portée de travailler à un « Contrat d’avenir » qui soit un socle d’engagements communs valable pour l’ensemble des élections.
La vie politique est rythmée par des élections et nous les abordons au coup par coup. Le « contrat d’avenir » que nous appelons de nos vœux nous permettrait de rapprocher en amont et une fois pour toute nos points de vue. Ainsi chaque consultation serait préparée et les déclinaisons ponctuelles de nos compromis majoritaires plus aisées à trouver.
La gauche indiquerait ainsi son unité tout en laissant à chacune de ses composantes le moyen de manifester son autonomie. Car nos formations, si elles ont des intérêts spécifiques, se retrouvent sur des préoccupations communes : réduction du chômage, recul de la précarité, amélioration du système éducatif, consolidation de la protection sociale, régulation internationale, conquête de nouveaux droits...
Nous en appelons donc à une coalition durable de la Gauche. L’esprit de coalition doit l’emporter sur les raideurs boutiquières.
Jean-Jacques Urvoas, Député PS du Finistère et Bernard Poignant député PSE
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Jeudi 23 août 2007
Aujourd’hui je fais l’ouverture, je débauche à droite (non je blague, vous connaissez quelqu’un de sensé qui voudrait adhérer au PS en ce moment ?).
Non, je vous propose de lire la note du 21 août que Charles Sitzensthul, jeune pop du Bas-Rhin (baaaah, encore un département où j’aimerai pas vivre tiens, moins de député de gauche, doit guère y avoir que la Vendée) sur l’enlèvement du petit Enis.
(attention cette note se veut constructive)
Hier soir j’ai allumé ma télé et appris la nouvelle : Notre ministre des Affaires Étrangères était en Irak. D’abord, en bon gauchiste sectaire, j’ai pensé : « tiens, il a le droit de sortir sans son maître au bout de la laisse lui ? »
Puis en y repensant, je me suis fait la remarque que contrairement à l’histoire des infirmières bulgares, cette action diplomatique est plutôt (raaah, j’arrive pas à le dire) pas critiquable.
Le " Non" français (le bon, celui à la guerre en Irak), était normal. La guerre n’est pas toujours la pire des solutions, le Kosovo, la Bosnie l’ont démontré. Cependant, les USA croient encore, sur la base des exemples japonais et allemand de l’après-guerre que l’on peut vaincre et occuper un pays, et s’en faire ensuite un allié. Ce fut vrai pour ces deux pays, mais il ne faut pas oublié qu’il avait été préalablement détruits jusqu’au sol.
De plus, de par son histoire et sa formation, l’US Army est la plus puissante du monde, mais n’est pas très bien adaptée aux techniques de guérilla, de combat urbain, etc. Il était évident au yeux de tout les observateurs de l’époque qu’une guerre se solderait immédiatement par la victoire des USA (il n’y avait guère que le Monde2 pour titrer à l’époque : " Comme une odeur de Vietnam" , parce qu’en trois semaines les Américains n’avaient pas encore pris Bagdad). Donc avant même le début de cette guerre, on savait qu’elle n’aboutirait qu’à un échec.
Depuis 2003, la diplomatie française s’était tenue à l’écart du théâtre irakien. Chirac était " grillé" , et les relations transatlantiques ne pouvaient que rester fort fraîches durant son mandat.
Mais il était essentiel que le nouveau gouvernement, après les élections, retourne en Irak. Important, parce que les américains sont démonétisés en Irak. Trop d’images ont marquées les esprits, trop de haine se sont accumulées, trop de sang a coulé. Ils ne peuvent plus se retirer, parce que le pays s’effondrerait sans leur présence, ni créer les conditions de la paix.
Il est à la fois dans le devoir et dans l’intérêt des Européens de s’impliquer dans la crise irakienne. Certes, pour notre ego comme pour la gestion des crises à venir, l’idée d’infliger aux USA une leçon cinglante en les obligeant à quitter le pays la queue basse était disons tentante. Mais nous ne devons pas oublié que c’est dans le sang de milliers d’irakiens qu’ils recevraient cette leçon.
Nous y avons en plus intérêt, et pas qu’un peu. L’Irak est le point G de cette région : tapez là et vous déstabilisez l’ensemble. Au bord du Golfe, frontalier avec l’Iran, la Syrie et l’Arabie Saoudite, gorgé de pétrole, peuplé de 20% de kurdes farouchement indépendantistes, coupé en deux par plus de 30 ans de haine commune entre chiites et sunnites, on aurait difficilement pu imaginer pire.
Quand on sait la déstabilisation engendré par le conflit israélo-arabe ou les guerres du Liban, on peut frémir à l’idée de ce que serait un conflit irakien sans force de stabilisation extérieure, un conflit opposant les chiites soutenus par Téhéran, aux sunnites soutenus par Riyad, l’entrée de l’armée turque au kurdistant pour lutter contre les rebelles du PKK, les baassistes qui essayeraient de reprendre la main…
La solution militaire ayant échouée, reste la négociation, et pour ça les européens sont tout de même meilleurs que les états-uniens. Quel scénario envisager désormais ? Nous n’allons pas débouler, arrêter d’un geste impérieux les conflits et réconcilier ces gens qui se déchirent depuis des décennies en claquant des doigts. Un scénario à la nord-irlandaise est plus envisageable. Des négociations longues, pénibles, lentes etfréquemment interrompues sont plus à attendre. Un programme « argent contre armes » sera probablement nécessaire, et très couteux, vu le nombre d’armes entrées dans ce pays depuis 2003. Il faudra des années avant que ce pays recouvre sa stabilité dans la démocratie (en cas de coup de force, ce serait probablement plus " simple" ),
Et il nous en coûtera très cher, mais après tout nous avons gagnés beaucoup d‘argent en armant Saddam Hussein à une époque non ?

PS : je voulais faire un article sur la déclaration de Rebsamen, mais mon camarade Karim a fait, et bien mieux que moi. Donc allez lire sa note.
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Lundi 20 août 2007

J’apprend que Claude Allègre quitte le Parti Socialiste. Moi qui était persuadé que c’était chose faite depuis longtemps…

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Samedi 4 août 2007
Ceci est une galéjade...et le résultat d'un pari perdu :-(
 
Depuis qu’il a été élu à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy a mené une politique dites d’ouverture : cet homme, classée à la droite dure par l’ensemble de ses adversaires dirigent aujourd’hui un gouvernement qui compte bien plus de personnalités de gauches que le précédent, alors que la majorité à l’Assemblée est la même.
Observons comment nous en sommes arrivés à cette situation :
1. Éric Besson, mais aussi un certain nombre d’intellectuels de gauche rallient Nicolas Sarkozy.
2.Le discours de campagne de Nicolas Sarkozy multiplie les références à Blum et à Jaurès.
3.A peine élu, la rumeur se répand que NS entend nommer François Fillon, étiqueté gaulliste social, Premier Ministre.
4.Le gouvernement Fillon I compte finalement 4 hommes de gauche et plusieurs centristes.
5. Le gouvernement Fillon II voit l’arrivé de 2 nouvelles personnalité de gauche, alors qu’un autre homme de la droite sociale (J.L. Borloo) devient numéro 2 du gouvernement.
6. On apprend dans la foulée le soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la présidence du FMI, la possible participation de J. Lang à une commission de réforme des institutions, la demande d’un rapport à Hubert Védrine et l’approche de plusieurs personnalité de gauche.
Le résultat ne se fait pas attendre : Nicolas Sarkozy est au plus haut dans les sondages, tient fermement sa majorité tandis que le PS « s’autodétruit » selon Jack Lang lui-même.D’autre part, on ne peut que constater la mise à l’écart des figures traditionnelles de la droite tandis que le gouvernement compte de plus en plus de ministres de gauche, et que Nicolas Sarkozy annonce son intention d’approfondir l’ouverture.C’est donc à un profond gauchissement du gouvernement que nous assistons : alors que les premiers étaient qualifiés de quasi-centristes, on les voit aujourd’hui rejoint par d’authentiques hommes de gauche.Dimanche 08 Juillet, le présentateur de Riposte, Serge Moati, laissait entendre que Marie-George Buffet, Arlette Laguiller et Olivier Besancenot étaient à leur tour pressentis pour entrer au gouvernement. Cette fois, la trahison est visible aux yeux de tous !il s’agit de faire un gouvernement de gauche !
Mais quelle gauche ? le PS est anéanti par l’ouverture, le centre par les législatives, la droite est muselée par le président et l’extrême-droite est sortie exsangue de la campagne. La place est donc libre pour une gauche radicale. Méthode dissimulée et malhonnête et gauche radicale : il ne peut y avoir de doute, et NS Sarkozy est certainement une taupe de l’ex-OCI, aujourd’hui Parti des Travailleurs, un trotskyste dont le but est d’instituer une République Populaire de France. Plusieurs éléments troublants viennent corroborer cette thèse.
Il est entré en politique en 1968, année où le trotskisme se répandis massivement dans la jeunesse estudiantine.
Il s’est toujours attaché à se montrer dans les grands rassemblements de la droite, et à toujours attaqué violement Mai 68. Comme s’il avait quelque chose à se reprocher ? Ou comme s’il voulait que le donne ne puisse jamais s’instiller ?
Malgré tous ses efforts, il n’a jamais été proche de la droite dure, mais plutôt du centre droit (Balladur) ou des gaullistes sociaux (P. Séguin).
Enfin, il est partisan d’une politique extrêmement ferme vis-à-vis des immigrés, ce qui est aussi le cas du PT, partisan de leur expulsion.
Le plan de NS a donc été simple : constatant comme Mitterrand que la gauche est structurellement minoritaire en France, il a choisit comme tous les trotskystes de l’OCI d’investir les partis existants pour les utiliser à leur propres fins. Il faut d’ailleurs noter que NS n’est que l’élément clef d’un dispositif beaucoup plus vaste : d’autres agents de l’OCI furent employés à ce plan dans d’autres partis : c’est le cas de Lionel Jospin, qui fut chargé de présider à l’intérieur du PS à la destruction du PC puis de saborder le parti, ce qu’il fit brillamment pendant la campagne des présidentielles de 2002. Ce sont d’autres trotskystes infiltrés comme Dominique Strauss-Kahn qui furent charger d’achever le parti moribond par des querelles internes sans fin. Et c’est en dernier lieu un trotskyste qui lui donna le coup de grâce, Julien Dray lorsqu’il défendit et organisa la candidature de Ségolène Royal, mettant ainsi en place le dernier acte du " nettoyage" à gauche. Le nettoyage à droite fut assurer par la taupe Sarkozy qui détruisit dans un premier temps le FN durant la campagne présidentielle, l’UDF entre les deux tours et qui détruit l’U.M.P. par l’ouverture.
Le drame a donc bien eu lieu. Les trotskystes du PT ont réussi à établir une domination totale sur un vaste champ de ruines politique. Ils sont déjà au pouvoir, portés par la plus fabuleuse manœuvre d’infiltration de tous les temps.
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Vendredi 3 août 2007

Camille Landais (un esprit très brillant, mais dont quelque chose me dit que jamais Nicolas Sarkozy ne dira qu‘ « il fait honneur à l‘intelligence française »), de l’École d’Économie de Paris à publié en Juin 2007 une étude intitulée comme il suit : Les haut revenus en France (1998-2005) : Une explosion des inégalités? Je n’ai pas l’intention de vous la reproduire in extenso, elle est très intéressante, même si elle est passée complètement inaperçue, et se lit . (Vous pouvez vous arrêtez à la 25ème Page, après c’est un relevé de méthode un peu barbant pour les non-initiés (comme moi)). Cependant, je vais en reproduire les principales conclusions.


1. Le niveau des revenu moyen stagnent : En 8 ans, il a connu une croissance de 5,9%, soit 0,82% par an en moyenne. Il est à noté que cette évolution n’est pas uniforme, car sur la période 1998-2002, cette augmentation était de 1,4%. Le rapport souligne qu’il n’y a pas de corrélation entre la baisse qui a suivit et la dégradation économique, eu égard à l’augmentation continue du PIB par tête, actif et heure travaillée…

 

2. La hausse des hauts revenus est à contrario beaucoup plus forte. Sur cette période, la part des revenus des 10% les plus riches dans les revenus totaux à augmenter de 2,7%. Et plus les riches sont riches, et plus leurs revenus ont augmentés.

 

3. Ces revenus sont essentiellement constitués de revenus du patrimoine et non de revenus du travail. On note une stagnation du salaire moyen et une forte hausse des revenus du patrimoine. Toutefois, ni l’une ni l’autre ne sauraient expliquer les causes de cette hausse.

 

4. Cette tendance a essentiellement deux causes : les revenus des différentes couches de la population n’ont pas la même structuration, et les différents types de revenus en question ne croissent pas de la même manière.

 

5. Sur les changements : Les inégalités salariales ont explosées, les salaires des derniers millième et dix millièmes supérieurs de l’échelle des revenus ayant augmentés respectivement de 29% et 51 % sur cette période. Les revenus de plus values se concentrent sur le dernier centile supérieur de la population.

 

6. Cette évolution marque une convergence avec les pays anglo-saxons et un divorce d’avec le relatif égalitarisme français.

 

Cette étude a été réalisée sur les revenus bruts, indépendamment de l’évolution de la fiscalités et des revenus de transfert. Elle illustre donc les tendances lourdes de l’économie actuelle. Celle-ci tend visiblement à concentrer les revenus dégagés par l’économie sur une ultra-minorité des plus riches de la population.

 

Cette étude est à mettre en parallèle avec la loi intitulée en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat  . Au passage, on notera le cynisme d’un tel intitulé qui eu plus justement mérité celui d’en faveur de la rente, de l’oisiveté et pour une société du chacun-pour-sa-gueule. Les articles qui m’intéressent ici sont les articles 4, 5 et 6.

Je ne reviens pas sur le coût total de ses mesures. A 14 milliards d’euros par an, la France risque de se retrouver bientôt sous la tutelle du FMI (mais tout va bien, puisque c’est super-Dominique qui y sera) pour une opération de désendettement à l’argentine…

L’article 4 annonce qu’afin de « faciliter la transmission des patrimoines représentant le fruit d’une vie de travail », la quasi-totalité des successions sont exonérées de droits de successions. Dans la législation précédente, qui n’était pas des plus contraignantes, 95% des successions directes étaient exonérés de droits de successions. Désormais, plus de 98% le seront. Outre le fait qu’on peut se demander comment Sarkozy compte créer un « choc de confiance » en instaurant des mesures favorisant une frange ultra-minoritaire de la population, il faut regarder qui sera exonérer désormais : les quelques privilégiés en question sont évidemment situés dans le haut de l’échelle des revenus. Je cite notre chère ministre de l’économie (dont le projet en question ne va pas manquer de garnir les bas de laine, étant donné le salaire qu’elle touchait lorsqu’elle travaillait aux USA) :

 

« L’article 4 allège considérablement les droits de succession et de donation. Entre époux et partenaires liés par un PACS, les droits de succession sont abolis. Pour les enfants, l’abattement personnel est relevé de 50 000 à 150 000 euros, en contrepartie de la suppression de l’abattement global de 50 000 euros. Ainsi 95 % de successions passeront aux héritiers sans que l’État prélève un centime. Ces abattements sont communs aux successions et aux donations. Les donations en numéraire seront exemptées d’impôt dans la limite de 20 000 euros. De temporaire, cette mesure qui a connu un grand succès devient donc définitive. Le coût de ce dispositif est estimé à 2,2 milliards. Ainsi, un couple marié avec deux enfants, propriétaire d’un bien immobilier de 800 000 euros… Si l’un d’eux décède, aucun membre de la famille ne paiera de droits de successions, alors que ceux-ci s’élevaient auparavant à 30 000 euros. Si le bien vaut le double, le conjoint sera également exonéré, les impôts pour les enfants étant réduits de 20 000 euros. »

 

Ami lecteur, statistiquement, je suis prêt à parier que tu ne possède pas, ni toi ni tes parents d’ailleurs, un patrimoine d’une valeur de 800000 euros. Pour être exact, l’INSEE évaluait dans une enquête paru début 2006 ce patrimoine moyen à 270000 euros.

 

L’article 5 a l’avantage de ne pas se cacher derrière son petit doigt : les impôts directs sont limités à 50% du revenus. Or, en France, seuls 245000 contribuables, soit 0,66 % d’entre eux environ sont concernés par cette mesure.

 

Quant à l’article 6, c’est le premier au monde instaurant un impôt qui enrichi le contribuable. A hauteur de 50000 euros, les investissements seront déductibles pour 75% de l’ISF(c’est-à-dire en fait environ 70000 euros d’investissements déductibles, la déduction étant d‘environ 50000 euros).

 

Les revenus des 1% de contribuables concernés augmentent 4 à 5 fois plus vite que ceux des 90% du " bas" de l’échelle des revenus. Ces revenus sont essentiellement constitués de revenus de la rente (immobilières, boursières etc.). Cette loi, en supprimant l’ISF de fait va créer une situation privilégiant les fortunes " installées" . Elle réinstaure un caste qui dominera économiquement puique de manière mathématique elle captera toujours plus de revenus, au détriment de ceux des classes moyennes et populaires qui stagnent. Les revenus de cette même caste ne seront pas issus du travail, mais de la gestion du patrimoine. La loi dite en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat  réinstaure une société de rentiers où, du fait de l’absence de redistribution massive,seul comptera la situation familiale, et excluant toute ces notions désuètes que sont le mérite, le travail récompensé, etc. 

Mme Lagarde a déclarée que « la lutte des classes [étaient] un concept essentiel aux historiens et à eux seuls ». Les travaux des sociologues sur la disparition de la conscience de classe se vendent au kilo, mais la lecture de ce projet de loi, on se dit que toute les consciences de classe n’ont pas disparues.

 

P.S. : Ayant été qualifié de "disciple talentueux" par mon maître-jedi Simon Jolles, dont je vous recommande le blog, je prend l‘engagement solennel de maintenir mes efforts (gloups) pour atteindre son niveau de langue de pute, de critique gratuite, violente et forcément improductive... Dans une autre veine, lisez l’explication de vote du député Pierre-Alain Muet pour le groupe SRC.

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Lundi 30 juillet 2007

Petit coup d’œil sur l’actualité de droite :

_Philippe Douste-Blazy réinvente l’eau chaude : à Toulouse nous dit-il, "la droite n’est pas très en forme." Dans une ville ou toutes les circonscriptions ont été enlevés par une gauche qui totalise près de 57% des voix, on tient à saluer la qualité de la réflexion nécessaire pour arriver à une telle conclusion.

_Les jeunes UMPistes distribuent des stylos, ballons, préservatifs et autres sucettes sur les plages de France. Parmi ces cadeaux sont sournoisement glisser des tracts défendant les réformes en cours (succession, droit de grève, etc). Information à croiser avec les derniers chiffres sur la pollution, en nette hausse.

_Toujours chez nos vis-à-vis de droites, ils seraient 45000 aujourd’hui en France. Précisons que les Jeunes Pops ne sont pas indépendants de l’UMP, ce qui veut dire que tout adhérents ayant l’âge requis est membre de facto de cette association

_pour en finir avec les jeunes pop, leur chef apparaît aujourd’hui comme très menacé et pourrait perdre sa place. Ben oui, quand on s’appelle Fabien de Sans-Nicolas, surtout en cette période…

_le député UMP Jean Pierre Grand propose de laisser son siège à Dominique de Villepin, et ce afin d’éviter à l’ancien premier ministre d’avoir à comparaître devant la justice. Ce brave élu du peuple (sic) considère que le placement en détention est « une atteinte à la démocratie ». Outre le fait que contester publiquement une décision de justice est un acte extrêmement grave relevant d’un article de loi que je n’arrive plus à retrouver qui le puni lourdement, on s’interroge sur la corrélation entre la mise en examen d’un personnage n’exerçant aucune fonction politique mais ayant essayé d’instrumentaliser une affaire afin d’éliminer un rival et le bon fonctionnement de la démocratie. Au contraire, dans une vraie démocratie (et pas dans une monarchie comme la notre), ce triste personnage aurait droit à un procès en bonne et du forme, une condamnation et une cellule de 3X3m.

_L’auteur de ces lignes tiens également à saluer Brice Hortefeux, dont une des premières interventions médiatiques fut le cause directe de la concrétisation de son engagement politique par l’adhésion à ce brillant parti qu’est le PS. Le ministre des charters et de la ratonnade récidive en accordant une interview au Parisien, dans laquelle il explique son action politique contre (le mot est choisi à dessein) l’immigration. On ne développera pas, ici, un post sur la politique migratoire est en préparation.

_Enfin, le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez ( soi dit en passant, si c'est ça les jeunes espoirs de la droite, on ne passera peut-être pas dix ans dans l'opposition) a invoqué « le droit des gens à aller travailler » pour justifier la loi sur le service minimum. Ébaudissons nous un instant devant l’hypocrisie (ou la stupidité, au choix) d’un tel argument. En effet, si on l’admet, il faudra ensuite créer un service minimum pour n’importe quel profession dont l’utilité économique est indiscutable. Ce qui veut dire qu’à part chez les traders, les actionnaires et les sénateurs, à force de vouloir permettre à tout le monde d’aller travailler, personne n’aura le droit de revendiquer de meilleurs conditions de travail.

Par blogueursocialiste
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