(ou comment l’auteur, est visiblement depuis trop longtemps tenu éloigné de son blog…et raconte vraiment n‘importe quoi)
Le MoDem a tenu son université d’été ce week-end. Je n’ai pas suivie précisément ce grand temps de la vie politique française. Le problème c’est que le MoDem, c’est un peu comme le Vatican
« combien de divisions ?». On ignore si on s’intéresse à un mouvement qui est le 3eme de France (élections présidentielles) ou le 8eme (en nombre de députés).
Du coup, comme beaucoup au PS, je suis un peu méfiant envers tout ce qui touche à cet O.P.N.I.(Objet Politique Non Identifié). D’autant qu’à droite comme à
gauche on a pu voir des succès fulgurants qui n’était que des aventures d’un jour. C’est la liste Tapie aux élections européennes de 1994, celle Pasqua-Villiers en 1998.
Mais j’ai entendu François Bayrou au Franc Parler de France Inter lundi soir. Sa dénonciation de l’esbroufe sarkozyste tranche avec la complaisance affiché
de certains dirigeants de gauche (qui ont perdu tout sens de la mesure au vu des courbes de popularité du, même si ça m’arrache la gueule d‘employer le mot, Président).
Sa critique est dure, dense structuré. Il est vraiment convaincant lorsqu’il explique que c’est l’attitude de Nicolas Sarkozy qui l’a amené à s’affranchir de
la droite (alors que certaines mauvaises langues pourrait n’y voir que l’opportunisme d’un ancien balladurien reconvertie cherchant à se positionner sur un créneau d’alternative à une
gauche en crise et à une droite de plus en plus extrémiste. A ce sujet, la présidentielles fut d‘ailleurs l‘occasion de vérifier à quelle point la différence entre l’extrème-droite et la droite,
c‘est comme l‘a dit un jour Fabius, « la différence entre une pensée et une arrière pensée » comme quoi Fabius di(sait ?)t des choses intelligentes, et grâce à mes digressions vous ne
vous souvenez absolument plus de quoi je parlais).
A propos de Nicolas Sarkozy, réjouissons nous chers amis lecteurs, car ce valet des thèses les plus imbéciles du néo-conservatisme étasunien songe a nous
entraîner dans une guerre avec l’Iran. Je rappelle juste histoire de rire que la force de projection (capacité à envoyer des soldats loin et vite) française est l’équivalent dans les état-majors
mondiaux de la blague sur les belges en France, que notre unique porte avion national mis 4 mois à sortir de la rade de Toulon lorsqu’il fut envoyé en Afghanistan, et que SI nous voulons faire
cette guerre, je pense qu‘à la rigueur nous pourrions obtenir le soutien moral du Swaziland (soit dit avec tout le respect du au peuple swazi), mais qu‘en dehors de cela, personne n‘a envie
d'aller vérifier sur le terrain si les mollahs ont vraiment la bombe. D‘ailleurs, on doit etre le seul pays au monde à parler de faire la guerre à une puissance régionale tout en faisant des
coupes claires dans le budget du Ministère de la Défense. Mais après tout, on était déjà le seul pays au monde dont les dirigeant savaient eu l’idée lumineuse de réduire les impôts (des plus
riches, cela va de soit) pour combler le déficit de l‘Etat…
Pour en revenir à Bayrou (comment ça, lecteur, vous êtes perdu ? Mais suivez que diable !), il ne se définit plus, ou pas, comme centriste, mais comme
démocrate (ce qui entre parenthèse ne veut rien dire, c’est une étiquette qui va de Bové à Sarkozy. Heu non, disons plutôt Borloo) (saluons au passage un homme qui, pour son talent
stratégique lors des législatives eu mérité d’être rocardien). (Mais si lecteur, je vais arrivé à ce que je veux dire, un peu de patience) Bayrou donc, continue à se démarquer de la
droite (ce qui est un signe de bonne santé mentale) sans pour autant expliciter son rapprochement avec la gauche (ce qui étant donné l’état de cette dernière, l’est aussi). Mais
il ne s’en démarque pas non plus. C’est dire, que plus que jamais, nous devons savoir ce que nous sommes pour pouvoir entamer un dialogue idéologique avec le MoDem (et avoir ainsi le plaisir de
nous asseoir sur la dernière résolution du MJS). Si les convergences sont plus fortes que les divisions, alors pourquoi refuser d’avoir des alliés sur notre flanc droit. Au temps du Programme
commun, c’était le MRG (aujourd’hui PRG). Si le MRG de notre nouvelle alliance est le MoDem, ça ne me fera pas pleurer longtemps. Mais s’il faut choisir, c’est toujours nos camarades de gauche
qu’il faudra choisir de nous allier.
PS : Que pensez vous de Bayrou candidat unique de la gauche en 2012 ? Voila un candidat sans déficit de crédibilité, réputé intègre, plutôt convaincant. Il
n’a pas été mêler aux querelles de clans du PS, n’est pas issue de la gauche de la gauche qui pourrait effrayer les modérés, c’est le candidat idéal ! Issu d’un parti sans élus, il ne pourra
gouverner sans les partis de gauche, et à ce titre ne risque pas de trahir le programme sur lequel il a été élu. Hommes de gauche qui voulez vaincre en 2012, soutenez la candidature François
Bayrou ! (non, non, je n’écris pas ça uniquement pour pouvoir un jour être traîné devant l’Inquisition la CNA).