Mercredi 5 septembre 2007
Promis M. Le Futur Cantonnier, j’ai presque finis ton bouquin…
Voilà voilà, je suis été à la Rochelle, qui est ma foi une bien belle ville. Comme vous le savez (ou pas) c’était ma première Université d’Eté…Pas déçu du
spectacle. Je vais pas vous faire un compte-rendu exhaustif, parce que ce serait chiant. D’un certain côté, après avoir consulté la presse, je me demande si les cire-pompes de la Sarkozie
les journalistes étaient au même endroit que moi. Et je ne suis pas le seul a penser ça. Enfin bon, je vais pas commencer à insulter la presse, quand on est rendu à écrire que participer à une
commission c’est accepter l’ouverture, c’est manifester une méconnaissance de la pratique institutionnelle de la Veme République qui devrait vous faire perdre votre carte de journaliste.
Sinon j’ai raté les discours d’ouverture (peut on encore utiliser ce mot au PS ?) de l’Université de mes biens-aimés Cambadélis et Hollande, ainsi que
celui de la candidate malheureuse du PS aux élections présidentielles. Je n’en suis pas désolé, seul François Hollande étant un orateur brillant, qui a pour seul défaut de ne plus rien avoir à
dire depuis longtemps…
J’ai été à la réunion de Socialisme et Démocratie, qui est désormais le seul courant du PS a être dépourvu de chef. Anomalie monstrueuse, qui ne saurait
perdurer…On y a dévoilé le Manifeste pour un socialisme nouveau, que j’avoue n’avoir que survolé. Il paraît qu’il est très bien. Cependant, il serait peut-être réellement rénovateur de ne pas
pondre les textes entre 5 pontes mais de les élaborer de façons transparentes en large connexion avec la base…enfin bon.
J’ai également eu le plaisir incontestable de faire la connaissance du maigre mais très dynamique réseau rocardien du MJS, et le plaisir de constater
que mon sectarisme est largement répandu…
A propos du MJS :
Nos chefs sont aussi cons que je le répète. J’ai pu vérifier personnelement la bétise abyssale de Valério Motta (rebaptisé par certain que je ne vendrais
pas à la CNA Galério Gros-Tas , quoi qu’il soit vrai qu’en futur notable qu’il est, il commence à bien remplir sa chemise). J’ai perdu toute considération pour notre futur président (oui
parce qu’au MJS, en bon stals, on connaît tous notre président avant même qu’il ne soit élu…) car il a d’après ce qu’on m’a dit commis lui même le TO, ce qui en terme d’intelligence politique le
place entre Julien Courbet (au dessus) et …non, j’avoue, je ne trouve pas…
Le TaGiste de base est plus sympa que je ne le pensait, même si je ne dirais pas qu’il est doté d’une intelligence foudroyante…L’un d’entre eux a même
soutenu que le To était l première pierre de la refondation. On ose pas imaginé la gueule d’un bâtiment élevé sur un machin pareil. Enfin bon, il ne faut pas trop en rire ; la congélation du
PS pourrait bientôt produire des merdes comme ça. Cela dit, un MJS a quand même dit à Olivier Dartigolle quelque chose qui m’a fait plaisir, à savoir qu’il appartiendrait à notre génération
de « refermer la blessure de 1920 », ce à quoi le porte parole du PCF a opiné. Comme quoi, tout les jeunes socialistes ne disent pas que des imbécillités.
Les goûts musicaux des organisateurs de la MJS Party sont définitivement merdiques. Mais c’est une tare répandue dans le monde socialiste, et ce depuis
l’hymne de campagne de Mitterrand en 1981…
Sinon notre futur ex-président, qui va bientôt retourner à l’anonymat dont il n’aurait jamais du sortir sans la volonté hégémonique de sa petite bande de
nains prétentieux, a encore fait la preuve de sa mégalomanie en conseillant à François Hollande de copier la méthode de Congrès Politique du MJS. Je crois avoir un peu douché l’enthousiasme
de deux militants vétérans en leur racontant les fraudes massives, les intimidations, et puis simplement en leur montrant le Texte d’Orientation du MJS…
J’ai eu le plaisir de rencontrer mon gauchiste
préféré, et de découvrir ses talents de chansonniers. Je tiens donc à rassurer mes camarades droitiers, les JSR sont des êtres comme vous et moi
(enfin presque… ) J’ai eu aussi une discussion trop courte mais sympathique avec mes camarades de Loire-Atlantique…Enfin tant qu’il n’est pas TAGiste je trouve n’importe quel socialiste
sympathique.
Sur le fond du sujet ; la rénovation, j’ai vu dieu, je peux mourir
tranquille. Dieu a d’ailleurs était très bien, comme d’habitude. Normal, me direz vous, c’est Dieu. Seul quelques mécréants se considérant du haut de leur posture "plus à gauche que toi" se sont
permis de le siffler l’homme du PSU, du RMI et des accords de paix calédoniens. Le plus près de moi, qui cumulait son crime avec celui la déchéance d’être un emmanuelliste, ex-drayiste, a payé
pour les autres. Il s’est mangé une baffe. Puis un coup de pied dans le tibia pour avoir réitérer son blasphème. Il n’a pas réagit, comme quoi les gauchistes sont surtout des couilles
molles.
A propos de gauchiste…non, je me rétracte. Le terme gauchiste est pour moi un brin affectueux, et le décerner à cette pourriture me blesserai la bouche. Donc
voilà, le nouveau tenant du discours « le PS se droitise » est Benoît Hamon. Vu la médiocrité du personnage, dont les interventions sont
absolument vides d’intérêt. Ce qui devrait réduire ladite "aile gauche" à la portion congrue, ce qui ne sera pas un mal…
Pour en revenir à ceux qui disent des choses intéressante, Dieu n’a pas évolué dans sa conception, mais vous pouvez aller lire le compte rendu de son
intervention là.
Delanoë est à l’offensive. Il se positionne lui aussi pour prendre le parti, en 2008. Tout se jour pour lui sur Paris. Si il gagne, il sera en cas de
victoire du PS aux municipales le symbole de cette victoire, et en cas de défaite du PS l’espoir de reconquête. Il bénéficie de l’appuie des puissants réseaux jospinistes, et il pourra compter
sur l’appuie de Socialisme et Démocratie, le courant de DSK, désormais privé de son chef. Face à des rénovateurs royalistes parfois trop bruyants, trop agressifs vis à vis du loyalisme de parti
des militants socialistes, le maire de Paris, qui revendique son patriotisme socialiste pourrait ramasser la mise, en incarnant le changement dans la continuité. En revendiquant d’ailleurs le nom
et les symboles du parti, il s’est d’ailleurs clairement positionner sur ce créneau. S’il sait ouvrir ses alliances, et si ce qu’il propose au PS ce n’est pas le programme Jospin.2, alors il
pourra être un élément décisif de la rénovation. Car ne nous y trompons pas. LEs réseaux, les cadres du PS pèsent, comme dans tout les parti, très peu. Or, Valls, Montebourg, Gorce, Mazetier, le
clan des rénovateurs ne bénéficie que d’un réseau d’appuis restreints. Les jospinistes pourraient être le poids dans la balance décisif. Même si cela contraint les partisans d’une rénovation très
exigeante à des concessions, cela vaudra toujours mieux qu’un ravalement de façade, un coup de peinture cache-misère.
Et j’en arrive à Hollande. Un camarade disait devant moi : « et c’est reparti comme en 2002, on congèle c’est meilleur quand ça a vieilli. »
Formidable discours d’Hollande. Ne connaissant pas assez le personnage, j’ai été séduit, sur le moment. Mais froidement, en relisant son discours, il ne change rien. Ce mec veut nous vendre une
nouvelle vision de la rénovation : on repeint la poutre maîtresse de la "vieille maison", comme ça on oublie qu’elle est vermoulue. Il a décidé de prendre les militants et les adhérents du
Parti Socialistes pour des cons. Il faut que mes camarades qui hier votaient pour la motion 1, voire pour la motion 2 a avoir le courage de leur espoir refondateur, pour détruire cette
vieille Hollandie, qui ne se cache pas même plus d’être une caricature du molletisme finissant. On peut avoir comme moi des réticences vis à vis de Désirs d’Avenir. On peut avoir comme d’autres
de mes camarades des réticences (et j’emploie un euphémisme) vis à vis de Rénover Maintenant. On peut avoir des réticences personnelles. Mais nous sommes placés devant nos choix, je dirais même
devant l’Histoire. Dans 20 ans, comment nous regarderons nous dans la glace en repensant à ces années si nous sommes obligé de reconnaître que face à la nécessité de la refondation de la
gauche, nous n’avons pas bougé, nous sommes restés figés sur nos intérêts de clans, et nous avons laissé les conservateurs faire la loi chez nous, et tuer notre parti plus sûrement que les
attaques de la droite ?