Dimanche 19 août 2007
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Je rentre pas spécialement bronzé, le temps était merdique là où j’étais, comme partout ailleurs en France. En plus il y a toujours des gens pour se
jeter sous les roues du train le jour où vous rentrez (mode glauque off). Mais que fait Sarkozy ? En plus la crise boursière mondiale s’amplifie, et a déjà fait une victime : le budget
de la République Française. Avec une telle conjoncture, il est fort improbable que les prévisions d’une croissance de 2,5% du gouvernement. Or une telle croissance était absolument nécessaire
pour tenter d’éponger le creusement du déficit provoquer par les récentes baisses d’impôts en direction plus riches. On a beaucoup dit que l’élection Nicolas Sarkozy avait été le 10 mai 1981 de
la droite. Et bien à moins d’aller à la banqueroute, ça sent déjà le tournant de la rigueur…les riches vont devoir se serrer la ceinture. Qu’ils se rassurent, on s’y habitue. Ça de vient même
indolore avec le temps, puisqu il se trouve encore 53,06% de Français pour voter pour la droite, à moins que ce soit contre la nullité de la gauche, et celle sa candidate, encore que l‘on
puisse discuter à perte de vue sur la solidité de sa " colonne vertébrale de gauche" .
Pendant ce temps là, au PS, on observe avec amusement le jeu de la recomposition de l’échiquier interne. Le Figaro avait publié au début de ce mois un
article , qui, quoi que pas toujours exact, n’est pas trop mal, en tout cas pour un canard réactionnaire, capitaliste et
libéral. Les alliances amusantes, comme « gagner
2012» club réunissant des strausskahniens et des fabiusiens, et fortement coloré d’anti-royalisme. Celle-ci a l’avantage de montrer à
quelle point la gauchisation de Fabius (2004-2007)et de ses lieutenant était avant tout affaire d’opportunisme de posture stratégique.
Il en existe beaucoup d’autres. Un groupe à également publié une tribune sur le site aubryste http://www.reformer.fr. Si leur texte est intéressant sur le fond, leur volonté de
s’inscrire dans le calendrier de Hollande qui restera dans l’histoire du PS comme un des fossoyeurs de la rénovation leur ôte beaucoup de crédibilité. Il y a aussi l’appel
« rien ne peut plus être comme
avant», mais ce sera le sujet d’un prochain article. Et puis il y en a d’autre comme Gauche Avenir, alias les croulants
associés, rassemblement des restes de PRS et de communistes unitaires, et bien d’autres encore, j’en oublie certainement.
Peut-on, en tant que socialiste, écrire un article sans parler de Ségolène Royal ? Je commence me poser, à titre personnel la question. Elle livre
aujourd’hui une interview au JDD. Vous avouerais-je qu’elle ne m’a pas passionnée ? Deux passages ont retenues mon attention :
« Persuadée que rien ne peut se faire ni sans elle ni contre elle, elle compte jouer un rôle "important" dans le processus de rénovation du PS
qu'elle imagine "forcément long". Elle acceptera, prévient-elle, toutes les responsabilités qui lui seront confiées par ceux qu'elle nomme toujours ses "camarades". »
La deuxième phrase est de celles qui m’énervent très vite. Vous connaissez la phrase la plus souvent prononcé par un candidat à quelque chose au PS (qu’il
soit candidat à être AF du MJS où candidat aux présidentielles) ? « Je ne suis candidat à rien ». Une petite rénovation culturelle chez les socialistes seraient d’assumer les ambitions
personnelles, ce qui aurait l’avantage de la lisibilité.
« Se projette-t-elle comme future patronne du PS ? La question lui semble absurde. "Je ne suis pas du tout dans ces stratégies." Même chose
pour les courants. Créera-t-elle le sien ? Elle n'en a aucune idée et, pour l'instant, aucune envie. "J'ai été candidate au nom de tous les socialistes. Pourquoi devrais-je m'enfermer dans un
courant?", a-t-elle laissé échapper, récemment, devant un de ses interlocuteurs. Le mot courant lui semble presque obsolète. Tout juste pense-t-elle que les militants de Désirs d'avenir
devraient "naturellement" adhérer au PS. Le site internet de l'association sera réactivé afin de garder un contact permanent avec les Français. »
Alors, de bout en bout : elle n’est pas du tout dans ces stratégies, mais elle a déclaré le 7 Juin dernier qu’elle déposerait sa propre motion, et que si Hollande avait démissionné, elle aurait été candidate. Mais point d ‘incohérence là-dedans, bien certainement. « Le
mot courant lui semble presque obsolète ». C’est bien dommage que ça ne lui vienne que maintenant, après avoir été une femme de réseau pendant 20 ans. Mais au-delà, il me semble quand même
qu’au sein du PS, Royal dispose d’un réseau de soutien composé de beaucoup d’élus et de simples militants. Quand cet ensemble de personnes soutient une motion et un candidat au
Premier Secrétariat, comment appel t’on ça ? Enfin bon, démagogie, quand tu nous tiens…
Enfin bon le must du must c’est quand même celle-là; que je vous livre sans commentaire :
« Pas question que se reproduise le flottement idéologique qui a prévalu pendant la campagne sur des questions aussi importantes que les 35 heures, le
temps de travail, la sécurité, ou le besoin de protection des citoyens. ».
Voilà, je voulais apporter une réponse à Thomas. Je le ferais demain…promis.