Qui suis-je ?

  • : Blog d'un socialiste de l'Ouest
  • : Ce blog est né d'une envie toujours plus forte de participer à la refondation de la gauche, dans les débats, par le militantisme, l'engagement associatif et syndical, etc. Réaction, idée, contribution, coup de gueule (ça fait toujours du bien), il y aura de tout, et on verra bien quoi.
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Nous sommes le parti socialiste et notre objet est la transformation révolutionnaire de la structure sociale, c’est à dire du régime de la production et de la propriété. Nous travaillons à cette transformation dans l’intérêt de l’unité humaine, de l’individu, aussi bien que dansl’intérêt de la collectivité, parce que nous considérons ces deux intérêts comme entièrement solidaires. [...]
Nous pensons que cette transformation est révolutionnaire, même si elle est acquise par des moyens légaux et,  l’inverse, un soulèvement populaire victorieux qui n’aboutirait pas à la transformation sociale ne serait pas à nos yeux la révolution. Si nous luttons pour cette transformation[...]c’est parce qu’elle mettra un terme à une iniquité séculaire, parce qu’elle mettra fin à la lutte des classes, parce que, selon le mot de Jaurès, elle réconciliera l’humanité avec ellemême, parce qu’elle assurera à l’individu le libre jeu de sa vocation naturelle et le plein développement de sa personne. Nous croyons que la mutation révolutionnaire du système social a pour condition la conquête du pouvoir politique par les travailleurs organisés en partis de classe. La conquête du pouvoir n’est pas une fin en soi, mais la condition préalable et indispensable de la transformation révolutionnaire[...]

Léon Blum, discours à la tribune du XXXVIIIeme Congrès de la SFIO, 1946

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Parti Socialiste&MJS

Jeudi 23 août 2007 4 23 /08 /2007 16:11
Un texte de Vincent Peillon, publié dans le Nouvel Obs du 23 au 29 août. C'est par un retour à sa vraie tradition individualiste et non étatiste que doit s'opérer la refondation intellectuelle su socialisme français. Ce sont deux dogmatismes - l'un marxiste, l'autre libéral - qu'il faut aujourd'hui rejeter. Avec un objectif à court terme : des assises de la gauche et des progressistes avant même la tenue du congrès du PS prévu au printemps prochain.


Après sa troisième défaite consécutive à l'élection présidentielle, la gauche française dans sa totalité et le Parti socialiste en particulier vont devoir s'interroger sur les raisons de leurs échecs, et entreprendre enfin une mutation trop longtemps différée.

Telle est la tâche qui nous attend si du moins notre objectif est bien de gouverner à nouveau un jour.

La première question que la gauche française va devoir trancher, c'est d'ailleurs celle de son rapport au pouvoir et à la victoire : voulons-nous vraiment gagner, voulons-nous vraiment gouverner ?
 
Même si c'est dans un autre contexte, et même si c'est avec d'autres acteurs et d'autres résultats, la présidentielle de 2007 a, par certains aspects, reproduit les mêmes erreurs que celle de 2002 : une campagne plus de critiques que de propositions, plus de rejet que de projet. Comme si la gauche avait intériorisé, malgré les efforts de Ségolène Royal pour investir de nouveaux champs, bousculer certains tabous et être mieux en phase avec les attentes de la société, le fait de ne pouvoir être légitime qu'à partir d'un refus et non d'une adhésion. C'est avec cette disposition qu'il nous faut rompre.

Cette rupture ne se fera pas de soi. Elle va supposer des révisions courageuses et des audaces certaines dans notre doctrine, en commençant par faire l'analyse juste de la société et de la modernité, en cessant de plaquer du mécanique sur du vivant, en acceptant de construire de nouveaux instruments d'action. Trouver des réponses aux problèmes des Français plutôt que construire des compromis entre nous : c'est le fil d'or.

La gauche ne peut être seulement le parti de la défense des intérêts acquis et de l'éternelle reproduction du même schéma. Les inégalités entre générations, entre territoires, entre revenus ne sont plus les mêmes aujourd'hui qu'il y a vingt ans. Les familles ne sont plus structurées de la même façon, l'espérance de vie, le rapport à la santé, à la vie et à la mort sont bouleversés. L'école ne s'adresse plus aux mêmes publics et ne rencontre pas les mêmes difficultés : la connaissance, l'information, les loisirs, la consommation se sont transformés. Notre insertion dans l'Europe et dans le monde, les ressorts de la croissance et les formes du capitalisme, les structurations géopolitiques et les menaces environnementales ont changé en profondeur. C'est pourquoi la gauche doit accepter de penser et d'agir autrement. C'est d'une ambition intellectuelle renouvelée dont nous avons d'abord besoin.

Cela supposera que nous ayons enfin le courage de nous affranchir des oripeaux gauchistes et tribuniciens, des « fanfares d'assaut » pour parler comme Jaurès, qui nous encombrent encore. Car ce sont eux qui ont bloqué en grande partie notre capacité à formuler positivement un projet novateur et crédible.  Il y en a assez, pour une gauche qui se veut de transformation sociale et d'action, d'être toujours l'otage de ceux qui ne veulent pour rien au monde assumer l'exercice des responsabilités et qui concentrent leurs tirs essentiellement sur elle. A force de trouver la gauche pas assez à gauche, ils ont installé durablement la droite au pouvoir.

Face à la mise en spectacle permanente du nouveau pouvoir impérial, populiste et oligarchique de Nicolas Sarkozy, disons-le simplement : ce n'est pas capituler que de vouloir gouverner et agir, ce n'est pas honteux que de chercher à comprendre le monde tel qu'il est, ce n'est pas trahir que de vouloir faire tomber le mur de Berlin dans nos têtes ! C'est simplement vouloir donner au socialisme sa part, sa chance et son avenir. C'est exercer sa responsabilité. C'est se donner les moyens de la reconquête politique.

Cette exigence intellectuelle renouvelée pour penser le monde tel qu'il est doit s'assumer comme une exigence de sens et de doctrine, en articulation avec notre histoire. La gauche moderne et populaire que nous devons construire ne sera ni danoise, ni italienne, ni anglaise : elle sera française ou elle ne sera pas. La gauche française n'a pas su produire une cohérence idéologique autour de ses valeurs et de sa tradition nationale, pour la raison première qu'elle les méconnaît superbement. Et pour finir, elle s'est laissé voler jusqu'à la République, au moins dans les mots. Le travail, le mérite, l'autorité, l'ordre sont devenus, aux yeux de nos concitoyens, des valeurs de droite. On nous fait ainsi porter les affres de théories qui ne sont pas les nôtres : nous croyons au rôle de la puissance publique pour permettre que tous les individus aient leur droit et leur chance, mais nous sommes, comme le disait Jaurès, individualistes et non étatistes. La vérité est que cette tradition de la République démocratique et sociale dont nous avons besoin relève d'une amnésie au coeur de notre histoire, une blessure ouverte depuis 1 905, laissant face à face deux dogmatismes, le dogmatisme libéral et le dogmatisme (marxiste, et refoulant tout ce qui a constitué le socialisme français dans sa spécificité propre. C'est à cette amnésie que nous devons l'impossibilité d'articuler ensemble nos actes et nos discours et de vivre dans un grand écart permanent entre angélisme et cynisme. C'est pourquoi la refondation programmatique devra s'engendrer à partir d'une refondation intellectuelle, et que le long détour de la tradition sera nécessaire, une fois de plus, à l'enfantement de l'avenir. Pour mener une bataille idéologique, mieux vaut disposer d'armes et de munitions !

S'il est toujours utile d'être ferme sur les principes, sourcilleux sur les valeurs, rigoureux - dans les analyses, il est désolant et triste de s'être progressivement laissé gagner par le sectarisme : sectarisme d'appareils malthusiens et vieillissants, coupés des mouvements et de la diversité de la société, des jeunes, des intellectuels, des syndicats et des associations, des nouvelles luttes et des nouvelles solidarités; sectarisme des courants à l'intérieur des appareils, où chacun regarde l'autre avec défiance, toujours prêt à instruire un procès en trahison, en déviance, en ambition, en impureté à son voisin immédiat. Une gauche moderne et conquérante doit rompre avec le sectarisme ! Il faut ouvrir les portes et les fenêtres, il faut imaginer un processus qui transforme en profondeur le Parti socialiste et la gauche française devenus aujourd'hui des machines à produire de la division et de la défaite, il faut changer nos moeurs et apprendre à conjuguer autrement la richesse de notre pluralisme avec l'impératif de notre rassemblement et de notre efficacité.

François Mitterrand a fait le parti dont il avait besoin pour développer sa stratégie politique et préparer la victoire de 1981. C'était il y a plus de trente ans. Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont fait de même. Le fétichisme des statuts, qui prévaut chez nous, n'est qu'une expression de l'impuissance politique qui nous a gagnés. La vraie fidélité à l'égard des créateurs, ce n'est jamais la dévotion aux reliques, c'est la capacité de créer à son tour. C'est une des grandes faiblesses de la gauche ne n'avoir pas su unir ses familles dans une cohérence globale et d'avoir voulu sous-traiter à certains des pans entiers de la nouvelle synthèse dont nous avions besoin. L'effondrement du communisme, la reconnaissance que la préoccupation environnementale doit s'inscrire au coeur de la définition des politiques publiques parce qu'elle est constitutive de l'intérêt général, la nécessité d'opérer une reconquête républicaine comme préalable à toute reconquête sociale, l'acceptation du marché et la recherche de nouvelles solidarités, tout cela doit nous amener à transgresser les frontières d'appareils politiques qui se survivent pour des raisons qui n'ont plus lieu d'être, la défense d'intérêts électoraux particuliers et la fidélité à une histoire révolue.

C'est pourquoi, si nous voulons ouvrir un nouveau cycle politique, des assises de la gauche et des progressistes doivent être lancées avant le congrès du Parti socialiste. Les écologistes, les communistes, les démocrates, les radicaux, les citoyens, toutes celles et tous ceux qui dans les syndicats, les associations, veulent construire ensemble une nouvelle gauche française doivent s'y retrouver pour débattre ensemble des orientations qui devront être celles d'une gauche réformiste. Le congrès de refondation devra être l'aboutissement de ce processus. Si nous ne faisons pas cela, nous reproduirons les mêmes enfermements, les mêmes malentendus, et nous laisserons la gauche dans l'état où nous la trouvons aujourd'hui, divisée, fragilisée, repliée, méfiante et sans perspective réellement novatrice et mobilisatrice. Construire la nouvelle formation politique dont nous avons besoin pour mettre en mouvement la société, produire nos nouvelles fenêtres, gagner et agir dans la durée, cela fait aussi partie du cahier des charges qui doit être le nôtre pour préparer la reconquête politique.

Je sais que beaucoup de nos amis, à l'extérieur du Parti socialiste, attendent de nous un signe. Je sais aussi qu'il existe une majorité au sein du Parti socialiste pour construire cette nouvelle espérance. Une gauche qui s'assume comme gauche de gouvernement, et cesse de préférer l'impuissance et l'amertume de la défaite à la responsabilité et l'effort de l'action; une gauche qui accepte d'inscrire cette action dans le monde tel qu'il est plutôt que de sans cesse se légitimer par le refus et se construire par des négations; une gauche qui s'invente une nouvelle vie collective, d'autres moeurs, une nouvelle fraternité; une gauche qui, fidèle à ses valeurs de démocratie, de justice sociale et d'internationalisme, en produise les conditions de réalisation concrètes à partir d'une stratégie offensive et en assumant de façon plus ferme et plus vigoureuse, face à la droite, la bataille des valeurs. Voilà les conditions de la reconquête politique. Alors au travail !
 
Vincent Peillon
Par blogueursocialiste - Publié dans : Parti Socialiste&MJS - Communauté : Les blogs socialistes
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Mercredi 22 août 2007 3 22 /08 /2007 00:21

Les couteaux s’aiguisent, et les factions se reforment, mais ne disparaissent pas. A moins de 2 semaines de la Rochelle, l’ambiance est au beau fixe. Il y a ceux qui veulent la peau des éléphants, la destruction de leur courants, etc, et installer Ségolène Royal à la tête du parti. Il y a ceux qui n’ont cesser de répéter qu’elle était nulle, et qui voit dans la double défaite une confirmation de leur avis. Il y a encore les partisans d’un virage à gauche toute, ceux de la centrisation, les attentistes, les sceptiques de tous poils, ceux qui veulent s’inscrire dans la rénovation du PS sans aborder la question des personnes (ce qui est d’ailleurs parfois une façon de vouloir évincer Ségolène Royal)... Une camarade fabiusienne se réjouissait de la présence des membres de la ségosphère à la Rochelle, car elle cherchait à avoir une estimation exact de la profondeur du port. Un membre de la ségosphère m’a promis que « [nous serions] exclu du parti à la victoire de Ségo », nous représentant dans son esprit tous ceux qui ne se reconnaissent pas totalement en son idole, ce qui doit faire quand même du monde. Tout va bien, tout va très très bien. 

Bref…pendant ce temps là, la conjoncture internationale se dégrade, la droite prépare la mise en service de Débauchage.2, logiciel à l’attention des aigris et des frustrés de gauche qui estiment que leur mérite n’est pas récompensé à sa juste valeur, et qui du coup trouveront leur place dans les listes UMP aux municipales, et vont donc s’en aller voir ailleurs. Pendant ce temps là, on ne fout pas grand-chose. J’ai une famille pas particulièrement PS, et à leur mines navrées quand on parle des querelles internes, j’imagine assez bien ce que doivent penser les Français de nous. Je ne le dirais pas ici pour ne pas être trop vulgaire. 

Les bisbilles internes du PS, ça fait un certains temps que ça existent, disons la rupture Rocard-Mitterrand. Mais au fil du temps, les socialistes en sont venus à se battre plus entre factions que contre la droite, à débattre plus entre eux qu’à essayer de convaincre au dehors. En réunion de section on parle plus de la dernier vacherie d’untel à l’égard d’un autre plus que de la politique nationale, et je ne parle pas de l’international, voire simplement de l’européen. En plus des rivalités entre courants, qui sont déjà pléthore et pas toujours représentatifs d’une réalité idéologique, il existe au sein des courants de solides détestations entre membres des différentes tendances. Capharnaüm épouvantable, dérisoire, en un mot, bouffon. Les socialistes sont tellement à la recherche du plus petit dénominateur commun, à tel point que l’on en entend vous affirmer qu’il déteste toujours Fabius pour le tournant de la rigueur (1983)… Et qu’il n’est sans doute pas totalement faux que certains d’entre nous aient préféré perdre que gagner avec Ségo… 

En fait, on a l’impression que le PS est comme la vieille UDF, celle de 1978-1998, confédération de partis quasi-jumeaux idéologiquement, mais en perpétuel luttes internes sur des questions de pouvoirs (pas que, je sais).

Tout cela me fait furieusement penser à une période de l’histoire : ça se passe dans l’avant dernière décennie du XVIIIeme siècle, à Versailles. Les caisses de l’État était vides depuis la Guerre d’Indépendance des USA, les mauvaises récoltes affamait le Royaume de France, mais ce qui intéressait par-dessus tout la Cour, c’était quelle serait la perruque du jour de la reine, qui enfilerait sa chemise au roi,etc. Dix ans après, il était tous enfermés, exilés ou morts. Les socialistes ne finiront pas comme ça. Ce genre de pratique n’a plus cour dans notre pays. Mais si nous continuons à nous déchirer sans un regard pour le monde extérieur, nous disparaîtrons. Le PC est mort de son immobilisme, nous pouvons en mourir aussi. De nouvelles dynamiques sont apparues dans la sphère politique. Le MoDem raflera la mise si les socialistes ne savent pas s’unir. Et le MoDem, ça n’est pas la gauche. Parce que nous sommes le derniers parti de gauche, parce que le devenir des plus démunis d’entre nous pèsent sur nos épaules. Plus qu’un devoir d’unité, les socialistes on un devoir de fraternité et de respect mutuel. 

PS : à titre de repoussoir, voilà une page, établie par un droitier et recensant les sites favorables à « un mai 68 de droite ». Ames sensibles s’abstenir…

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Dimanche 19 août 2007 7 19 /08 /2007 22:08

Bêtement quand j’ai adhéré au PS, j’ai cru jamais je ne verrais un débat interne sur les droits des homosexuels. Il était pour moi entendu qu’ils avaient les mêmes droits et devoirs que l’ensemble des citoyens français, et que pour les socialistes, les inégalités existantes n’étaient qu’un archaïsme qui serait aboli dès notre retour au pouvoir. C’est effectivement la ligne officielle. On voit beaucoup de socialos dans les manifs LGBT.
Ça c’est pour la galerie, ça nous fait plaisir, c’est de gôche, bonne conscience.

Sauf que la réalité du PS, c’est aussi ça. Un communiqué des Centres Gais, Lesbiens, Bis et Trans où toute une fédération socialiste est dénoncé pour avoir tenu des propos que n’aurait pas renier un Vanneste. (A propos de Vanneste je vous conseille son blog. Ça pourrait s’appeler « de la connerie ordinaire » . Et certains propos tombent purement sous le coup de la loi. Mais ça il s‘en fout, c‘est son patron qui gouverne.) Pour en revenir à mes moutons socialistes, il semblerait que cette logorrhée homophobe ne soit pas (seulement ?) le reflet de " convictions" (je tiens aux guillemets), mais et c’est peut-être pire, celui de basses préoccupations électorales : il s’agirait de contrer la domination des autres partis de gauche de " l’Île aux Fleurs" , notamment, du MIM - Mouvement indépendantiste martiniquais - du député et président du conseil régional Alfred Marie-Jeanne ; du RDM - Rassemblement démocratique martiniquais - du sénateur et président du conseil général Claude Lise ; du PPM - Parti progressiste martiniquais - de Serge Letchimy, député, maire de Fort-de-France et président de la communauté d'agglomération du Centre de la Martinique. C’est qui d’ailleurs amusant, c’est que ledit Serge Letchimy siège parmi les apparentés socialistes à l’Assemblée…

Est-il nécessaire de préciser qu’à la demande de clarification des CGLBT, Solférino est répondu par un silence pesant ? Tout occupé à assurer une nouvelle aire de glaciation au PS, Hollande n’a de toute évidence pas jugé bon d’envoyer les auteurs de ces propos devant la commission des conflits. Non, rien du tout. Et cela n’a certainement rien à voir avec le fait que cette fédération a apporté 78% de ses voies à la motion Hollande au Congrès du Mans…je vous laisse, je vais aller vomir dans un coin…

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Dimanche 19 août 2007 7 19 /08 /2007 19:30
Je rentre pas spécialement bronzé, le temps était merdique là où j’étais, comme partout ailleurs en France. En plus il y a toujours des gens pour se jeter sous les roues du train le jour où vous rentrez (mode glauque off). Mais que fait Sarkozy ? En plus la crise boursière mondiale s’amplifie, et a déjà fait une victime : le budget de la République Française. Avec une telle conjoncture, il est fort improbable que les prévisions d’une croissance de 2,5% du gouvernement. Or une telle croissance était absolument nécessaire pour tenter d’éponger le creusement du déficit provoquer par les récentes baisses d’impôts en direction plus riches. On a beaucoup dit que l’élection Nicolas Sarkozy avait été le 10 mai 1981 de la droite. Et bien à moins d’aller à la banqueroute, ça sent déjà le tournant de la rigueur…les riches vont devoir se serrer la ceinture. Qu’ils se rassurent, on s’y habitue. Ça de vient même indolore avec le temps, puisqu il se trouve encore 53,06% de Français pour voter pour la droite, à moins que ce soit contre la nullité de la gauche, et celle sa candidate, encore que l‘on puisse discuter à perte de vue sur la solidité de sa " colonne vertébrale de gauche" .
Pendant ce temps là, au PS, on observe avec amusement le jeu de la recomposition de l’échiquier interne. Le Figaro avait publié au début de ce mois un article , qui, quoi que pas toujours exact, n’est pas trop mal, en tout cas pour un canard réactionnaire, capitaliste et libéral. Les alliances amusantes, comme « gagner 2012» club réunissant des strausskahniens et des fabiusiens, et fortement coloré d’anti-royalisme. Celle-ci a l’avantage de montrer à quelle point la gauchisation de Fabius (2004-2007)et de ses lieutenant était avant tout affaire d’opportunisme de posture stratégique.
Il en existe beaucoup d’autres. Un groupe à également publié une tribune sur le site aubryste http://www.reformer.fr. Si leur texte est intéressant sur le fond, leur volonté de s’inscrire dans le calendrier de Hollande qui restera dans l’histoire du PS comme un des fossoyeurs de la rénovation leur ôte beaucoup de crédibilité. Il y a aussi l’appel « rien ne peut plus être comme avant», mais ce sera le sujet d’un prochain article. Et puis il y en a d’autre comme Gauche Avenir, alias les croulants associés, rassemblement des restes de PRS et de communistes unitaires, et bien d’autres encore, j’en oublie certainement.
Peut-on, en tant que socialiste, écrire un article sans parler de Ségolène Royal ? Je commence me poser, à titre personnel la question. Elle livre aujourd’hui une interview au JDD. Vous avouerais-je qu’elle ne m’a pas passionnée ? Deux passages ont retenues mon attention :
« Persuadée que rien ne peut se faire ni sans elle ni contre elle, elle compte jouer un rôle "important" dans le processus de rénovation du PS qu'elle imagine "forcément long". Elle acceptera, prévient-elle, toutes les responsabilités qui lui seront confiées par ceux qu'elle nomme toujours ses "camarades". »
La deuxième phrase est de celles qui m’énervent très vite. Vous connaissez la phrase la plus souvent prononcé par un candidat à quelque chose au PS (qu’il soit candidat à être AF du MJS où candidat aux présidentielles) ? « Je ne suis candidat à rien ». Une petite rénovation culturelle chez les socialistes seraient d’assumer les ambitions personnelles, ce qui aurait l’avantage de la lisibilité.
« Se projette-t-elle comme future patronne du PS ? La question lui semble absurde. "Je ne suis pas du tout dans ces stratégies." Même chose pour les courants. Créera-t-elle le sien ? Elle n'en a aucune idée et, pour l'instant, aucune envie. "J'ai été candidate au nom de tous les socialistes. Pourquoi devrais-je m'enfermer dans un courant?", a-t-elle laissé échapper, récemment, devant un de ses interlocuteurs. Le mot courant lui semble presque obsolète. Tout juste pense-t-elle que les militants de Désirs d'avenir devraient "naturellement" adhérer au PS. Le site internet de l'association sera réactivé afin de garder un contact permanent avec les Français. »

Alors, de bout en bout : elle n’est pas du tout dans ces stratégies, mais elle a déclaré le 7 Juin dernier qu’elle déposerait sa propre motion, et que si Hollande avait démissionné, elle aurait été candidate. Mais point d ‘incohérence là-dedans, bien certainement. « Le mot courant lui semble presque obsolète ». C’est bien dommage que ça ne lui vienne que maintenant, après avoir été une femme de réseau pendant 20 ans. Mais au-delà, il me semble quand même qu’au sein du PS, Royal dispose d’un réseau de soutien composé de beaucoup d’élus et de simples militants. Quand cet ensemble de personnes soutient une motion et un candidat au Premier Secrétariat, comment appel t’on ça ? Enfin bon, démagogie, quand tu nous tiens…
Enfin bon le must du must c’est quand même celle-là; que je vous livre sans commentaire :
« Pas question que se reproduise le flottement idéologique qui a prévalu pendant la campagne sur des questions aussi importantes que les 35 heures, le temps de travail, la sécurité, ou le besoin de protection des citoyens. ».
Voilà, je voulais apporter une réponse à Thomas. Je le ferais demain…promis.
Par blogueursocialiste - Publié dans : Parti Socialiste&MJS - Communauté : Les blogs socialistes
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Mardi 7 août 2007 2 07 /08 /2007 00:34
Connaissez vous le Mouvement des Jeunes Socialistes ? Si non, ne vous frappez pas la tête contre le clavier, ça n’a guère d’importance. Les rares fois où cette brillante organisation c’est faite remarquer ces derniers temps, ça a été pendant la campagne d’investiture, lorsque son président, ce crétin congénital de Razzie Hammadi a outrepassé son devoir de réserve pour prendre parti pour un candidat, puis en menaçant la candidate socialiste sur le CPC (sans savoir ce qu’il y avait dedans, mais il est vrai qu’avec celle-là, c‘est souvent le cas), et en pondant des communiqués hâbleurs et inintéressants sur les sujets les plus variés. Le plus extraordinaire restera probablement ce fameux communiqué sur les tongs...
J’ajoute ce pathétique soir du 6 mai, où une bande d’abrutis étiquetés MJS dansaient devant Solferino à 20 heures (je les soupçonne d’être Drayistes pour être c*** à ce point), sans avoir réalisé que le cumul d’un non-programme, d’une campagne amateuriste et d’une candidate qui avait érigée l’à-peu-près en ligne de conduite (cf. CPC aussi) avait amené la plus belle branlée que les socialistes aient jamais essuyé à une élection présidentielle depuis 1969, exception fait de Lionel Jospin, qui démontra en 2002 qu’il était un vrai rocardien refoulé, une telle nullité tactique étant une vraie marque de fabrique
Pour en revenir au MJS donc, cette organisation présente quelques particularités particulièrement peu attachantes…donc, en vrac :
Le MJS n’existe pas. Prétendument autonome, il est contrôlé par un groupe politique appelé Transformer à Gauche (TAG) qui est à la botte proche de Benoît Hamon. Quelle est la couleur politique de ce groupe…heu…comment dire ? Disons que TAG se caractérise par une certaine souplesse idéologique, ce qui n’empêche nullement le dogmatisme. Ainsi originellement rocardien (il y a très très très longtemps), ce groupe (qui s’appelait à l’époque NG) s’est fondu dans le NPS en 2002. 1 an plus tard, son président se déclarait plutôt proche des idées de DSK, avant de le traiter de social-libéral. Au congrès du Mans, il soutint le NPS puis la synthèse ce qui est antinomique. Après la scission du NPS, NG resta proche des restes du NPS, et se fondit avec des restes d’emmanuellistes d’Alternative Socialiste, devenant ainsi TAG. Appelant à voter Fabius pendant la campagne interne, et s’est depuis rapproché d’un François Hollande qu’il vomissait auparavant…Opportunisme, j’écris ton nom…
A quoi reconnaît-on un TAGistes ? À que ça ose tout. « Les cons, ça ose tout c’est à ça qu’on les reconnaît », disait Audiard En dehors de cela, le TAGiste est un petit-bourgeois qui s’imagine qu’il va faire la révolution mais qui faute d’idée répète n boucle des slogan creux. J’extrapole, bien sur. Un certain nombre de camarades membres de courant le sont par engagement sincère. Cependant, il y a pour moi une incompatibilité à se dire de gauche sans etre, au minimum, démocrate.
 
Car une autre particularité, le MJS est la dernière organisation stalinienne de France, exception fait de Lutte Ouvrière. Parce que la majorité entend bien conserver le pouvoir, même si c’est pour n’en rien faire. Même s’il faut pour cela laisser en jachère des fédérations qui, reconstitués, pourrait être sur une autre ligne politique. Quitte à placer les fédérations minoritaires sous tutelle, comme cela a encore été fait en Mai avec la fédération MJS93. Quitte à bourrer les urnes, quitte à faire des fausses cartes…Quitte à placer des incompétents à tout les niveaux, à tel point quel les effectifs du MJS varie dans une aimable fourchette qui va oscille entre 6000 (dernier chiffre " officiel" ), 25000 (pur délire d’un membre du BN), et 700 selon les RG.
Si je me lance dans ce déluge d’amabilité, c’est pour que vous sachiez de quoi je vous parle quand je vais vous parler du congrès du MJS à venir. Ce congrès doit se faire sur un texte unitaire. Que dire en restant poli... Merde, je vais pas rester poli !!!
Ce texte est une daube hallucinante, la plus gros merde " politique" jamais déféqué par un groupuscule politique (tout bord confondus) quelconque depuis des décennies! Il devrait y avoir des lois contre ce type de ramassis d’ordures…
La forme d’abord : écrit dans ce que mon prof de philo (ancien du CERES) appelait la LV3 Marx, c’est-à-dire la mise bout à bout de quelques concepts marxistes par des gens qui n’ont pas lu Marx (mais savent-ils seulement lire ?, nos amis majoritaires)
La pratique la plus courante dans la réalisation du texte est celle du copié-collé. C’est évident dans la version envoyé par les courants à leurs membres, qui est truffés de fautes, mais aussi de virgules suivant des points, de mots coupés de phrases sans queue ni tête, de changement de temps, etc.
Le fond ensuite…alors là,je capitule…ce serait trop long de vous faire une analyse détaillée, voici donc un petit florilège…

« Socialement plus vulnérable, la jeunesse est politiquement minoritaire. »Le renversement de la la pyramide des âges est une donnée démographique sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Les conséquences qu’il entraîne doivent être préparées collectivement et démocratiquement. Mécaniquement, le nombre de vieux inactifs va augmenter et de jeunes actifs diminuer. Plusieurs scénarios sont possibles. Soit les vieux, majoritaires politiquement, imposent une redistribution massive des plus jeunes vers les plus âgés. Soit les systèmes de solidarité collectives explosent et chacun se replie vers une solidarité familiale forcément arbitraire et inégalitaire. Soit, si nous l’anticipons et le préparons, un nouveau pacte social émerge, reposant sur la solidarité intergénérationnelle et une juste répartition des richesses entre les générations. 
Certes on se doutait déjà qu’aucun d’entre n’avait jamais lu Bourdieu, et donc ne sait pas que « la jeunesse n’est qu’un mot ». Mais doit on nécessairement en appeler à une nouvelle canicule. Ne paye-t-on pas l’absence de réflexion sur le problème des retraites par exemple ? Mais non puisque rien dans ce texte n’y fait allusion !!
 
« De nouvelles puissances telles que la Chine »
Je lance une souscription pour offrir aux membres du BN l’intégrale de la collection Découvrir l’Histoire (niveau CM1-CM2)

« Enfin, le progrès technologique non maîtrisé démocratiquement amène à pervertir la notion même de progrès. Laissées au main du marché, la recherche et l’innovation scientifique ne sont pas mises au service de l’intérêt général mais bien au service d’intérêts privés. Elles sont donc principalement utilisées dans ce but. Or la détention de  certaines technologies confère de nouveaux pouvoirs à certaines entreprises dont les citoyens peuvent légitimement craindre l’utilisation, notamment en termes de protection des libertés. »
Après 4 heures de réflexion, une réunion de mon groupe a décidé de considéré que ce paragraphe faisait allusion aux OGM et aux technologies tels que le fichage informatique ou ADN…

« Réhabiliter la puissance publique dépasse la réhabilitation des cadres du débat démocratique. Cela passe par le réarmement des outils dont la démocratie dispose pour mettre en œuvre les décisions des citoyens. »
Traduction SVP ?

« Jusqu’en 1990, la social-démocratie pouvait s’appuyer sur un rapport de forces implicite lié à l’existence du bloc communiste. Depuis que ce bloc s’est effondré, les socialistes perdent partout le pouvoir en Europe et la droite se fait plus décomplexée. »
En conséquences, le MJS propose la reconstruction du Mur de Berlin, la réinstauration du soviétisme dans l’ancien bloc de l’Est et le clonage de Staline

« Nous nous battons pour la paix dans le monde et un système international démocratique. Nous voulons le plus haut niveau d’éducation pour tous afin de libérer les hommes et les femmes de l’aliénation obscurantiste. »
J’attend avec impatience le texte politique où sera inscrit :
Nous nous battons contre la paix dans le monde et pour une domination mondiale et despotique. Nous voulons laisser les peuples croupir dans l’ignorance la plus noires afin de les maintenir dans les fers. 
Titre du dernier paragraphe du Texte d’orientation…
« Le socialisme municipal comme base de la reconquête et de la transformation sociale »
Petit rappel : le socialisme municipal fait référence à la périodes années 1960-1970, et à l’abandon du pouvoir national à la droite, les socialistes se contentant de conserver la gestion d’une petite moitié des villes de France…c’est un peu comme si (toute proportion gardée) de Gaulle avait théorisé Munich comme devant être la base de la reconquête de la France…

Viennent ensuite les contributions, courts textes sur un domaine précis…

« La création d’un Pole public européen de l’énergie qui aurait le monopole des approvisionnements, des investissements de production et de la gestion des réseaux. Cette structure aurait pour objectif de garantir la stabilité des approvisionnements, l’égalité de l’accès et des prix sur tout le continent ainsi que le développement des sources d’énergies renouvelables selon des objectifs quinquennaux fixés par le Parlement européen. »
Je vais envoyer ça à ECOSY, l’organisation des jeunes socialistes européennes. Je pense que ça va les faire hurler de rire…jusqu’à ce qu’ils comprennent que c’est pas une blague…


« Les conséquences sanitaires, notamment sur les très jeunes générations, de la pollution des centres urbains doit nous amener à un objectif : la gratuité totale des transports en commun d’agglomération pour tous. »
Au dela de l’aspect grossièrement démagogique d’une telle proposition, une réflexion sur comment démocratiser les réseaux de transports, décentraliser les villes n’aurait elle
pas présenter plus d’intérêt ? Sans parler de la contradiction entre vouloir un impôt local progressif et accorder la gratuité sans distinction de revenu…

« La localisation des activités humaines doit être appréhendée dans cette optique. En particulier, l’agriculture doit être repensée : elle doit être moins destructrice de l’environnement. Il convient de rapprocher géographiquement les lieux de productions des lieux de consommation. »
On va dire que je suis Mauvaise Langue, mais ça me fais penser à un mec, là-bas… au Cambodge… Paul Quelque-Chose

« La fiscalité doit être au service de la collectivité »
Sans commentaire aucun.

"Parallèlement à cette politique, la question du parcours résidentiel doit être abordée afin de permettre aux ménages qui commencent par le logement social de pouvoir ensuite réintégrer le marché locatif privé ou l’accession à la propriété afin d’aider de nouvelles familles.
"
Outre le préjugé petit-bourges sur le logement social contenu dans le terme « réintégrer », on peut se demander si étant donné la qualité du logement en France, l’important est réellement de favoriser cet accès à la propriété, ou bien d’améliorer la qualité du logement, de créer un système de caution d’état, etc, bref, de réfléchir un peu tout simplement ?
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Samedi 4 août 2007 6 04 /08 /2007 22:53
Je suis loin d'être d'accord avec tout ce qui est dit sur ce blog, et même dans cet article, mais sur la génération au pouvoir au PS, il y a des éléments d'analye dont on ne peut pas nier la pertinence : http://desirsdavenircastelnaumedoc.over-blog.com/article-11652426-6.html

P.S. : appris incidemment la mort de Roland Gaucher. J'espère qu'il est mort dans d'atroces souffrances.
Par blogueursocialiste - Publié dans : Parti Socialiste&MJS - Communauté : Les blogs socialistes
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Jeudi 26 juillet 2007 4 26 /07 /2007 22:55
   Le Parti Socialiste s’est embourbé dans une situation interne délétère à l’époque du Congrès de Rennes, en 1990. Ce congrès, de sinistre mémoire, à vu s’affronter 7 motions différentes. Les trois motions majoritaires, la Motion 1 (Jospin, Mermaz, Mauroy) et la Motion 3 (Rocard) et la Motion 5 (Fabius) ne réussirent pas à faire l’union, malgré une très grande similitude politique. Faute d’union, la ligne politique du parti ne bougea pas, conduisant directement au désastre de 1993. C’est à Rennes que sont nées des divisions qui, paradoxalement, on été d’autant plus durable qu’elles ne reposent que sur un fond idéologique objectivement mince aujourd’hui encore. Et c’est depuis que tous les courants du PS (exception faites du défunt NPS et de quelques groupuscules comme PRS ou Forces Militantes) sont, avant tout, des écuries. Initialement prévus pour permettre l’expression de sensibilités politiques diverses au sein du socialisme, les courants sont devenus des clans, dont 80% de l’activité est tournée exclusivement vers l’intérieur du parti, pour conquérir 5, 10 ou même 15% d’audience supplémentaire (au sein du PS s’entend).
   Ce système en a nourri un, encore plus détestable, celui des baronnies. Contre un soutien aux luttes internes, des seigneurs locaux se sont vu céder le contrôle de telle fédération, de telle région, etc. Ils y règnent souvent en maîtres, voire en despote, désignant les candidats (élus d’avance), faisant taire les oppositions. Le clientélisme s’est renforcé, et est la cause principale de l’existence des éléphants. Soutenus par un certains nombre de féaux régionaux, ainsi que par de solides réseaux, ceux-ci ont pu se maintenir, se consolider même dans leurs échecs. C’est ainsi qu’on entend toujours parler des Mauroy (seigneur du Nord) des Fabius (Prince de Seine-Maritime) et de quelques autres. Mais l’inénarrable Georges Frêche n’est jamais que la caricature de ce système poussé à bout.
   Car derrière Georges Frêche, il y a la fédération de l’Hérault, quatrième ou cinquième fédération pour le nombre de militants. Et ceux qui règnent dans cette fédération ne sont même pas des barons, mais purement et simplement des truands. Un exemple qui en fera sourire certains, mais grimacer (de dégoût) beaucoup : lors du dernier congrès du parti, le Congrès du Mans, les fraudes (le bourrage d’urnes) dans cette fédération furent tellement grossières que l’une des sections eu plus de voix pour la motion que soutenait Frêche que de votants

   Savez quelle motion Frêche soutenait ? La Motion 1 (Hollande), vous avez gagné… je ne crois à titre personnel que Hollande soit directement derrière tout cela, ce n’est pas le genre du personnage. Mais il est tenu par ce types de gangsters, qui tiennent si bien leurs fiefs que même l‘opposition locale (l’UMP donc) a soutenu Frêche lors de l‘affaire des Harkis! Et que même exclu du parti, il le contrôle encore localement !!
   Dans l’histoire récente du parti, les tricheries sont multiples, et pas seulement dans l’Hérault. Mais c’est surtout que jusqu’en 2005, 40% des membres du parti étaient des élus. Donc intégrés dans ces mécaniques de pouvoir personnel, de combines et de petits arrangements entre amis. C’est cette sociologie qui est cause de l’immobilisme du parti depuis 2002. 
   A titre d’anecdote, un vieux routier du PS a dit devant moi le jour du BN d’après les élections : « Ségolène est foutue, Mauroy la lâche. » Bêtement, les bras m’en sont tombés. Dans ce parti , il suffit qu’une momie régnante fasse une déclaration pour qu’une ex-candidate voit son avenir se rétrécir brusquement
   Ségolène Royal a réussit un coup médiatique formidable : issue de l’appareil (même si elle était en retrait, personne n’a oublié à quelle point elle soutenait Hollande lors des Congrès de Dijon et du Mans), soutenue par l’appareil (de Frêche à Hollande en passant par Rebsamen, Mauroy et quelques autres) elle a réussit à faire avaler à beaucoup de monde qu’elle était une femme hors parti ! Chapeau bas ! On la disais sans écurie constitué : Désirs d’Avenir et la Ségosphère se sont mis en place en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, et si leur membres sont ne sont pas tous aux PS, les cadres sont tous des apparatchiks (ou, pour la Ségosphère, des bébés-apparatchiks).
   Mais ce qui me déplait chez un certains nombre (pas tous) de militants de ces deux organisations, c’est qu’ils n’ont même plus les prétentions idéologiques des anciens courants, mais que tout dans leurs discours tourne autour d’elle. Sans regard critique (si elle a perdu, c’est la faute des éléphants qui l’on critiqué, des strauss-kahniens et des bobos qui ont votés Bayrou, des médias qui l’ont attaqués, des français qui sont machos, etc) et dans l’idolâtrie la plus totale (et si vous trouvez que j’exagère, aller voir
, ou ). C’est à mon avis la perpétuation accentuée de ce que fut le pire de la pratique politique d’une bonne partie du PS depuis 17 ans. Le ségolisme n’existe pas en tant que doctrine politique : d’ailleurs même les aficionados de la présidente de Poitou-Charentes le reconnaissent, eux qui citent toujours le Pacte Présidentiel, lui-même issu du Programme du Parti, qui est le symbole lui d’une non-doctrine politique le " synthésisme" de François Hollande, qui consiste a essayer de satisfaire tout le monde, et transforme une ligne politique en patchwork illisible.

   Ceci n’est pas un coup de gueule (enfin si, mais pas que) : Un des aspect les plus essentiels de la refondation de la gauche est la nécessaire rénovation de la pratique institutionnelle interne du Parti Socialiste. On m’a expliqué " off" quand j’ai adhérer que le PS c’était « le parti de l’élu, de l’ami de l’élu et de celui qui veut la place de l’élu ». Cela ne doit plus être. Ce ne doit plus être les premiers secrétaire fédéraux de quatre ou cinq fédérations qui prennent les décisions en donnant une consigne de vote (et le cas échéant, en bourrant les urnes). Je pense qu’il faut en finir avec le système de vote à la proportionnelle (dans un temps du moins) pour casser la mécanique des écuries(qui peut encore parler de courants ?)
   Le fait que le PS compte aujourd’hui près de 300000 adhérents (contre 110000 au Congrès du Mans) aidera sans doute à cette rénovation des pratiques. Mais il existe un certains nombres de fédérations (je pense à celle de l’Hérault bien sur, mais aussi à quelques autres, dont les fédérations fabiusiennes, réputées bien verrouillées elles aussi)dans lesquelles il faudra y aller à la hache. Il y a un beaucoup de changements à opérer. Si vous avez des idées…
   A mon avis, les grandes lignes à suivre sont une meilleure relation entre le national et les fédérations, un renforcement du pouvoir national (pour lutter contre les baronnies), la limitation du nombre de mandats au sein même du parti, une représentation des minorités dans les organes décisionnelles leur offrant un véritable pouvoir de contrôle au niveau local, l’existence de bulletin officiel d’infos à tous les échelons (pour éviter les contournements visant à exclure certains minoritaires en ne les prévenants pas des réunions par exemple), la possibilité pour chacun de contrôler n’importe quel scrutin interne (disponibilité des listes, présence de mandataires des minorités lors de l’établissement des listes, etc).
   Quand aux fédérations pourris par le clientélisme et le despotisme (comment ça, je fais une fixette sur l’Hérault !?!) et bien, il reste toujours l’article 11.18 (
http://www.psinfo.net/documents/statuts2.html#11.8). Radical ? Sans doute. Salutaire ? Certainement.
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