Vendredi 19 octobre 2007
Ou il est démontré que même un parachute ne garantit pas à un imbécile un atterrissage confortable, et que contrairement à ce que l’on pensait, Fleury-Mérogis n’est pas aussi loin qu’on le pouvait penser de la belle ville d’Orly.

En raisons d’un pb technique, cet article daté de mercredi ne parait qu’aujourd’hui.

Souvent je me dit : tu devrait parler d’autres choses que du MJS, ou alors faire quelque chose de plus constructif de railler la bêtise crasse de sa direction, à l’ineptie des "positions" qu’elle défend et la vanité de ses chefaillons locaux (vanité comparable à celle de la déclaration d’une député de Saône-et-Loire au soir de sa réélection au ras des fesses qui aurait pourtant du l‘incité à l‘humilité, cette vacherie étant spécialement dédicacée à Benjamin Baudry qui osa blasphémer le nom de Rocard en AG à Nantes) .

Donc je vais essayer de parler d‘autre chose que du MJS. Mais pas aujourd’hui. D’abord parce qu’on se sèvre pas aussi facilement que ça de sa dope, et ensuite parce que fraise (tout lecteur qui ne comprendrait pas est prié de ne pas s’inquiéter, l‘auteur se livrant sous la contrainte à un private joke). La vraie raison est qu’aujourd’hui j’ai vraiment quelque chose à raconter, et que je n’écris pas uniquement pour entretenir mon blog-rank (lequel se porte fort bien, merci, grâce à la lecture plus ou moins amicale (mais plutôt plus que moins) de la minorité montbourgeoise du MJS, ainsi qu’au masochisme des membres de la majorité nationale).

Concernant le MJS chacun sait l’amour que je porte à notre vénéré président Razzye Hammadi, dont la gestion justifie, bien des années plus tard, la critique radicale de Trotsky de la bureaucratie comme ennemie de la lutte, et me rappelle à mes lectures du beau temps où j’étais jeune et gauchiste, et où celui qui m’aurai dit que j’adhérerais un jour au PS se serait mangé un gnon.

Toujours est-il que ledit président voit son mandat se finir, mandat qui restera certainement dans les mémoire comme un équivalent "jeune socialiste" de celui de Mollet, et envisage de se reclasser. En homme qui aime les défis à relever, il a choisit de se présenter dans une ville (Orly)où la droite fait 16% dans ses meilleurs jours. On sent bien là le courage qui fut la marque de sa gouvernance. Remarquez que je préfère encore cette idée à celle de le présenter face à Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, n’ayant aucune envie d’offrir une mairie au Front National sur un plateau.

Mais parait-il que les camarades sur place rechignent à faire une place au bébé-Hamon. Perso, ce serait moi dans ma fédé qu’il aurait fait ça, j’aurais proposé le goudron et les plumes. Mais voilà, un ambitieux de gauche (?) ne se présente pas en Anjou.

Donc, pour se faire accepter, le "camarade" Razzye a fait transférer sur la ville et donc sur la section des camarades, qui sont tellement des orlysiens que l’une est AF de la Loire et qu’un autre est le délégué CCR de PACA, résidant à Arles, 13 personnes au total, qui deviné quoi, sont issues toute de la majorité nationale voire du BN. Amusant non ? Bon, cela dit, on reste dans le cadre des procédures qu’affectionnent TàG, pour qui le vote des militant est primordial, sauf s’il n’est pas dans la ligne décidé par le Comité Central. Mais plus encore, ce qui est drôle, c’est que l’info sort dans le Canard Enchaîné de cette semaine, divulguée par certains camarades qui manifestent encore un attachement dépassé et ridicule à des concepts aussi abscons que la démocratie, le respect de l’engagement local des militants, etc.

Cette affaire pathétique démontrera au moins qu’à trois semaines du Congrès le MJS est une écurie d’Augias, que la mise sous tutelle de l’organisation toute entière par le PS est souhaitable d’un strict point de vue hygiénique, que le BN en dehors de pondre des communiqués destinés à faire hurler de rire les 42 personnes (je suis très sympa) qui lisent les communiqués du MJS, des circulaires épaisses permettant de caler le mobilier bancal ou d’allumer des feux de camps, voire des slogans dont le vide abyssale n’a d’égal que l’intérieur du crâne des choco-BN de TàG, n’a aucune utilité, inutilité qui est attesté par le fait que son président actuel (qui doit être en toute logique "le meilleure d’entre eux", sauf à considérer qu’au MJS on pourrait désigner un chef sur un autre critère que la légitimité moral et intellectuelle, comme par exemple des luttes minables d’équilibre politique ou où la volonté d’étouffer tout débat) son président actuel disais-je est tellement con (oui je sais Sandrine, mais à ce niveau là c’est pas une insulte, c’est une définition) qu’il a été se vanter de sa forfaiture devant l’ensemble du BN, minorités comprises, et que son futur remplaçant (qui semble pouvoir le battre en nullité crasse, puisqu‘il commis, rappelons le encore, la version première du TO) me lit parfois, ce qui est vraiment la preuve qu‘il n’a vraiment rien à foutre de ses journées.

Le MJS étant une passoire (notamment à militants, n’importe quel individu sain(t) d’esprit ou soucieux de faire quelque chose d’utile ne faisant jamais que passer au, voire au travers, du MJS- et oui je sais je suis pénible avec les digressions), le MJS étant une passoire donc, tout se sait, tout s’est su. Et maintenant tout le monde va savoir. Il y a des fois ou je regrette de ne pas être au BN, juste pour pouvoir compter les morts. Mais j’espère vraiment que le paquet va leur péter méchamment à la gueule.
add : En tout cas la  la commission municipale vient semble-t-il de rayer les 14 personnes (Razzie et sa bande) des listes. Une information judiciaire pourrait être ouverte.

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Mercredi 10 octobre 2007
 
(je commence par remercier Samy pour le titre de l’article, l’idée est de lui, et par m‘excuser auprès de mes lecteurs, car il m‘est réellement difficile de poster en ce moment)
Jeudi 4 Octobre, la fédération de Loire-Atlantique du MJS a tenu son Assemblée Générale d’amendements. Comme je n’avait pas pu assisté à celle du MJS49, j’ai été la voir (et puis je voudrais pas que mes camarades nantais s’imaginent que je ne viens chez eu que pour -mal- défendre les contributions de ma tendance. Et en plus, ça me permet de trasher un peu le TO au passage, et ça , ça ne se refuse pas).
Donc en arrivant, je me suis fait bien accueillir, parfois gentiment chambrer, notamment par un militant qui s’imaginait que j’étais l’œil de Moscou en 44 (vu SD, je ne pense pas que l‘image soit tellement appropriée mais bon…). Je comment à connaître un peu la configuration politique de la fédération, ce qui sert toujours,notamment a évité de dire des conneries à n‘importe qui. J’ai été très déçu d’apprendre que le camarade Thibault Desmazure a été désigné par le collectif fédéral (si j’ai bien suivi) pour s’occuper du poste de trésorier de la fédération. Non pas pour le camarade, qui à l’air de trancher sur la médiocratie de son groupe (il reconnaît que le majo est nid d’opportunistes, c’est d’une lucidité incontestable, même s’ils n’y sont pas tous…), mais pour l’absence de sectarisme qu’elle dénote. Il parait même qu’un responsable de groupe sera SD lors du renouvellement. Tout fout l’camp…
L’AG a commencé en retard, comme le veut la tradition socialiste. Je dois dire que quand j’ai vu arrivé le paquet des amendements, j’ai su que ma nuit été foutue. 74 amendements, d’un intérêts dirons-nous inégal. C’est vrai que le dilemme est réel : comment amender ce texte pour en faire un quelque chose d’intelligible et (rêvons un peu) d’intelligent. Je crois que le problème s’est posé à tous les minoritaires, et même à un certains nombres de tagistes. Faut-il préciser que personne n’a trouver de réponse satisfaisante ? La plupart des minos se sont contenter d’apporter des amendements " identitaires" , et de déposer des résolutions…
Les premiers amendements ont été votés avec une majorité à faire pâlir d’envie le BN à cette légère particularité qu’il n’y avait pas là de consigne de vote…Dès l’amendements n°3 s’est engagé un débat assez hallucinant d’inintérêt pour savoir si dans l’expression « prisonnier du quotidien », il ne valait pas mieux remplacer otage par prisonnier…il a bien fallut 5 minutes de débat pour venir à bout de cette question passionnante, et qui marquerait de toute évidence une inflexion profonde dans la ligne de conduite de notre mouvement…
Bon je charrie, mais les amendements déposés étaient loin d’être tous du même tabac. Certains relevaient de l’hygiène politique comme cet amendement de remplacement du passage la majorité nationale du MJS inventait ce brillant concept qui fera date dans l’histoire de la bêtise humaine : la lutte des âges, en remplacement de la lutte des classes. On les savaient ambitieux au point de rayer le parquet avec leurs dents, mais à ce point là…enfin bref, un amendement a été voté, faisant preuve d’un minimum d’intelligence dans touts les sens du terme) de la question.
De même le remplacement sur du paragraphe sur le capitalisme financier par un autre qui montrait au moins que la personne qui l’écrivait avait de vague notion d’économie et d’histoire ( parce que la financiarisation de l’économie, c’est tellement neuf qu’aucun membre du MJS n’était né quand elle a débuté, et que Marx l’avait déjà prévue…mais il est vrai que la majo n’a pas lu Marx,ni quoi que ce soit d’ailleurs…)
En revanche l’amendements sur la construction de nouveaux « leviers d’actions » idée identitaires chez les JSR et intéressante sur le fond a donné lieu à une sortie un peu grotesque sur l’Europe « ultralibérale », terme qui dénote un sens de la mauvaise foi digne du mien, une absence de connaissance du travail européen où une totale mauvaise fois (choisissez).
L’amendement sur les nouvelles technologies destiné a remplacer le dégueulis verbal du TO a heureusement été voté, malgré la tentative assez…vaine, du camarade Clément (TàG), si ma mémoire est bonne, de défendre un paragraphe qu’il jugeait « clair et concis » (sic) et qui, disait-il, faisait allusion aux nanotechnologies, qui sont pour lui dangereuses par essences, quels que soient les manières de les contrôler. Moi qui n’y connaît rien (même si j’avoue quelques doutes), je ne vais pas argumenter là-dessus. En revanche, sur l’allusion…moi je veux bien, c’est sympas les allusions. Très fun. Je propose même qu’on écrive le TO en vers latins, genre chanson de geste, ça me parait être une manière efficace de remédier au manque de clarté qu’on nous a reproché. Ou alors on pourrait mettre le programme en rébus, et on ferait deviner aux électeurs…Toi tu crois que les mecs ils étaient sous ecta et qu’ils se sont tapés un bad trip sur la décroissance, le retour à une vie pure et naturelle, mais pas du tout, c’est une allusion au nanotechnologies !
En revanche l’amendement qui visait à dire que la gauche devait incarné l’émancipation par le travail, l’éducation, etc. Perso, l’émancipation par le travail, ça m’évoque toujours le « Arbeit macht frei » qui ornait le portail d’entrée d’Auschwitz. Il est des mots qui apparaissent mal choisis, mais il faut bien justifier le choix de Ségolène Royal à la primaire.
Bon on a eu droit à des amendements sur la VIeme République, c’est tellement étonnant dans une fédé montebourgeoise…je m’en plaint pas n’ayant jamais compris l’attachement de certains de mes camarades SD au présidentialisme…
Un amendement beaucoup, rejeté car beaucoup trop long sur l’informatique et les logiciels libres a néanmoins permis l’intervention du même camarade Clément, si ma mémoire est toujours bonne( et, vu ce que j’avais dormi depuis une semaine, je vous assure que ce n’est pas le cas) puisqu’au terme d’un exposé un peu embrouillé a fini par une grande envolée populiste en concluant (j’avoue ne pas avoir bien suivi les déroulements de sa pensée) que cette amendements n’était pas égalitaire, car tout le monde n’avait pas les moyens d’avoir un ordi, et qu’il y avait même des petits enfants en Afrique qui mourraient de faim. En réponse de quoi le camarade Benjamin Baudry (délégué CCR) s’est mis à taper sur la table en scandant « démagogie, démagogie ! »
Je passe sur un amendement qui partait d’une bonne idée (réaffirmer le devoir de respect de la part des élus des décisions de leurs camarades), mais écrit dans un style suranné délicieusement SFIO : « L’appareil ne peut remplir sa fonction de transformation sociale qu’autant qu’il demeure un instrument au service du parti c’est-à-dire subordonné à une idée et contrôlé par les masses. » j’aurai dit porteur d’une ambition révolutionnaire et contrôlé par le prolétariat, moi tant qu’à faire.
Et puis il y a eu mon amendement favori (et qui explique le titre), qui visait à remplacer ce bel exercice de langue de bois : « ni plus à gauche, ni moins à gauche, mais mieux à gauche » par la formule suivante : « La gauche doit être aussi fidèle aux salariés que la droite l’est avec le patronat. »
Que voulez vous faire de ça ? Le salariat est-il une classe homogène ? Y-a-t-il ne serait-ce qu’un rapport de condition entre une caissière de supermarché à temps partiel subi et un membre du conseil d’administration de son entreprise, sous prétexte qu’il sont également salariés. Peut on penser de la même façon les salariés du privé et du public, ceux travaillant en zone urbaine et ceux travaillant en zone rurale, les salariés de TPE-PME et ceux des firmes multinationales ? A la rigueur le camarade de FMDS (Filoche) qui présentait cet amendement aurait écrit « les classes populaires » j’aurai été en désaccord (à l’instar mes camarades de Convergences Réformistes, je pense que nous ne nous battons pas pour une partie de la population, fut elle majoritaire, contre une autre, mais bien pour un projet de société) et j’aurai trouvé ça creux, mais là c’était limite idiot. Ce genre de précision est du même niveau que celle qui veux qu’on réaffirme toutes les 30 secondes « notre action s’inscrit dans le cadre de l’économie de marché », c’est-à-dire inutile, verbeuse et enfonceuse de porte ouverte. J’ai hésité à me lever et à dire qu’en tant que représentant de la minorité droitière, social-traître et valet du Capital, j’étais pour que nous affirmions nous aussi notre fidélité envers le patronat, notre prise de partie assumée pour une fraction riche et dominatrice.
Bon après une -courte mais bienvenue- pause, la discussion a repris, et j’était désormais invité à prendre part aux votes, mais non aux discussions, puisqu’il était désormais entendu qu’ils n’y en aurait plus, afin d’économiser du temps…il est vrai qu’il était 23H00 passée…
C’est ainsi que fut rejeté le seul amendement parlant de politique économique, que furent votés les amendements de politique fiscale et de lutte contre le blanchiment d’argent (qui devaient beaucoup je pense à Harry, membre d’Anticor, à laquelle il faudra que je pense à adhérer), les amendements sur la VIeme République, celui sur l’allocation autonomie jeunesse (une seule voix contre, devinez laquelle ?), ceux sur la réforme des retraites (dans lequel rien n‘était expliqué sur la réforme des financements). L’amendement de suppression sur les drogues fut aussi voté, heureusement…bref furent ainsi voté, ou pas, avec un nombre toujours croissant d’abstention, une série d’amendements qui auraient au moins mérités une franche discussion, des modifications et des sous-amendements.
Mais je tiens à rassurer mes lecteurs non issus du MJS-PS, il ne fut jamais question de politique économique, de sécurité, d’immigration (sauf pour dire qu’il faut intégrer les immigrés, mais sans que soit aborder la question tabou de la régulation des flux), ni de rien d’important d’ailleurs, puisque, comme l’a dit une camarade à la fin de l’AG, « c ‘est sympa, on s’est regardé le nombril pendant 4h." Bof, en même temps, c’est le MJS, donc tout l monde s’en fout.
Par blogueursocialiste - Publié dans : Parti Socialiste&MJS
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Jeudi 27 septembre 2007
 
Pendant 102 ans, depuis le congrès du Globe qui vit la naissance de la SFIO-Parti Socialiste, " social-démocrate" au PS était l’insulte usuelle pour désigner ceux que l’on soupçonnait de tiédeur à l’égard du socialisme, le stade préliminaire avant de sortir l’artillerie lourde, avec social-traître…
Marceau Pivert, Poperen, étaient de grand pourfendeur de la social-démocratie. Mais ni l’un ni l’autre n’eurent de complexe à être membre de la majorité molletiste de la SFIO pourrissante…
Daniel Mayer, le candidat de Blum fut battu en 1946 pour avoir défendu l’idée de la mutation " travailliste" de la SFIO (et aussi pour avoir voulu épurer son parti de tout les tièdes, voire collabos des années sombres). Il du céder sa place à Guy Mollet, qui défendit pendant 23 ans sa volonté d’" ancrer la SFIO plus à gauche" . Si on ne peut que saluer cette volonté (qui existe encore, chez certains, voire d‘autres), on peut se demander en quoi l’alliance avec le MRP aidait réellement à cet ancrage.
Au Congrès d’Épinay, Claude Fuzier (ancien blumiste, est-ce un hasard ?) du ferrailler dur pour obtenir de la nouvelle majorité mitterrandienne qu’elle accepte l’adhésion à l’Internationale Socialiste, qu’elle estimait « noyautée par les sociaux-démocrates ».
Au Congrès de Metz (1979), Laurent Fabius assassina Rocard d’une seul phrase, restée célèbre : « entre le plan et le marché, il y a le socialisme. ». Outre que l’ancien patron du PSU du beaucoup apprécier cette leçon d’orthodoxie socialiste de la part d’un type qui aurait été giscardien si les centristes, lorsqu’il les avaient rencontrés, ne lui avaient pas refusé l’investiture pour les législatives, on sentait commencer l’hypocrisie qui a longtemps parcouru le PS, ni social démocratie, ni communisme; ni nationalisations, ni privatisations.
J’en passe beaucoup…pour atterrir aujourd’hui :

Déjà pendant la campagne d’investiture, le déconomètre avait commencé à s’affoler : Comme par exemple lorsque Arnaud Montebourg avait affirmé que Ségolène Royal représent[ait] « la synthèse entre la première et la deuxième gauche ». Ces deux gauches, avait été définit comme il suit par Rocard : la première gauche « autoritaire, étatiste et jacobine » et la deuxième « libertaire, autogestionnaire et décentralisatrice ». On sent l’objectivité d’une telle présentation. Quoiqu’il en soit, et même si c’était dans l’air du temps de la campagne de Royal, qui disait rien (pas de faute de français, " dire rien" consiste à s’exprimer sans formuler aucune idée qui puisse accrocher la contradiction), j’aimerai qu’on m’explique. Parce que dire que Royal pourrait être libertaire, ça risque de me décrocher la mâchoire à force d’en rire. Et puis comme c’est une synthèse, ça doit plutôt être du libertarisme autoritaire, ou bien un autoritarisme libertaire…(vous le sentez se réveiller, le strauss-kahnien aigri ?)
Ce fut ensuite le CN du MJS (bah oui, on est pas obligé de parler que de chose sérieuses, on peut aussi déconner…) du 12 Mai 2007 où, parait il, les délégués SDJ découvrir avec stupéfaction que les rocardiens représentaient non pas 15% du MJS (score du VIIeme Congrès, fausses cartes et bourrages d‘urnes inclus), mais 85% ! (Convergences Réformistes+ TàG) En effet, les tables des membre de la majo était couverte, parait il de bouquins de Rocard (ce qui ne veut pas dire qu’ils les aient lus, car quand on voit comment certains s’expriment (non, je ne vise pas Anthony B.) je doute qu‘il sache lire).
Mais le choc (oui parce que le MJS n’est malgré tout représentatif que de lui-même, et encore, alors c‘est pas comme si on s‘en foutait, mais un peu) fut d’entendre successivement Benoit Hamon et Henri Emmanuelli se présenter comme sociaux-démocrates à la Rochelle. Passe encore pour le premier, dont les dents sont tellement longues qu‘il pourrait servir de laboureuse, et qui a bien compris qu’en étant passé par la " gauche" du parti, on se vend plus cher après. mais qu’Emmanuelli, ce vieux guesdiste, mitterrandiste, ce fossoyeur de Rocard après 1994, légèrement condamné pour abus de bien sociaux, ai pu dire ça (ça du lui faire mal par là où c’est passé ) c’est une petite révolution. Une petite, parce que la social démocratie, c’est comme tout, ça dépend de ce que vous mettez dedans : Quand les royalistes, et plus encore les TaGuistes parlent de social démocratie, même avec toute la bonne volonté du monde, on sent bien qu’ils pédalent un peu, que ça a du mal à rentrer…Et puis malgré tout, il arrive qu’on puisse ressentir comme un brin d’incrédulité face à ce volte face. Du coup, et malgré les divergences qui subsistent, on peut avoir plus de sympathie pour ceux qui au moins, assument leurs différences avec nous.

Ce n’est pas que l’auteur de cet article aurait aimé, ne serait-ce que pour les camarades de sa sensibilité qui en ont bavé avant lui, et aussi pour satisfaire sa vanité d’avoir choisi le bon camp, que tout ceux qui autrefois bavèrent sur la social-démocratie reconnaissent que oui, ils ont eu tort, que oui, ils sont d’insignifiantes petites crottes ridicules, que oui Michel Rocard est la réincarnation de Dieu sur terre, oui les rocardiens sont tous beaux, intelligents et ont un excellent sens stratégique, que non l’ouverture en 1988 ne fut pas une erreur terrible, et que finalement Moscovici sera un très bon premier secrétaire et Strauss-Kahn un excellent président en 2012, mais si.
Un jour, je vous parlerais de l’échelle de la pureté des socialistes…
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Lundi 24 septembre 2007

La Belgique vit depuis cents jours sans gouvernement. Les raisons de cette crise sont connus, l’opposition entre un quasi-séparatisme flamand et un fédéralisme wallon maintenue.

En Belgique, coté flamand, a poussé un nationalisme conservateur, étroit et frileux. Pendant un siècle et demi, la Flandre fut une province assez pauvre comparée à la Wallonie. Le flamand était une langue assez menacée, d’autant plus que les élites flamandes étaient relativement acculturées. Cela a engendré une violente réaction chauvine chez certains flamands, qui considèrent, maintenant que leur province a dépassé la Wallonie, que cette dernière est un boulet.

L’idée d’une nation flamande est risible. La culture flamande ne diverge de la culture wallonne que de par la langue. Seulement, il existe tellement de sous-dialectes en Flandre qu’on ne s’y comprend pas toujours, à quelques kilomètres de distance !

Alors pour l’unité linguistique, vous repasserez. De fait la nation flamande se définit essentiellement de manière négative, par rapport aux wallons…parce qu’entre flamands du Brabant, flamands anversois et flamands bruxellois…

Si par malheur les deux régions devaient se séparer, l’unité européenne déjà fragilisée par le coup d’arrêt du double non franco-néerlandais (deux pays qui, ironie, encadre la Belgique) serait menacé de mort par tous les nationalismes en sabot de bois que cette scission ferait resurgir (sans parler des polonais, des anglais, des tchèques etc.). Les dirigeants européens ne peuvent pas traiter cette affaires comme une histoire interne à la Belgique. Ils doivent intervenir en faveur du maintien de l’unité belge, et faire savoir qu’ils ne reconnaîtrait pas une Flandre qui proclamerait son indépendance.

A ceux qui objecterait que rien ne sert de faire cohabiter deux peuples qui ne se supporteraient plus, il sans doute nécessaire de rappeler quelques vérités historiques : que le Val d’Aoste ou la Guyane envisagèrent longtemps de se séparés de leur mères-patries respectives. Il faut savoir comme disait l’autre « laisser du temps au temps ».

Surtout en politique.

Le concept de nation a opéré un retour en force dans le corpus intellectuel des socialistes. Tout le monde a l’air de considérer que c’est une grande victoire. Soit.

Encore faut il s’entendre sur ce dont on parle : la Nation française, telle qu’on la considère à gauche en tout cas repose sur un concept abstrait d’adhésion aux idéaux de la Révolution, la Nation ayant surgit avec elle. Mais le concept de nation articule aussi deux autres éléments : l’identité culturelle et la relation à l’autre.

L’idée d’une identité culturelle française comme spécifique, autonome est une construction historique qui date de la fin du XIXeme, où l’on a artificiellement isolé la culture française du reste de la culture européenne afin d’affermir l’unité nationale. Elle n’est pas intellectuellement défendable, pas plus d’ailleurs que l’idée de l’autonomie d’une culture allemande, polonaise où tchèque. Si il y a bien de fortes spécificités nationales, des pans entiers des "cultures" européennes sont communs à tel point que c’est une chimère d’essayer d’écrire un histoire de la littérature française par exemple, sans faire référence à ce qui fut écrit dans le reste de l‘Europe .

De plus, et même si comme je l’ai écrit plus haut, il y a une spécificité française de ce point de vue là, la nation crée un schéma mental d’ exclusive qui divise le monde en deux : "ma" nation d’un côté, le reste du monde de l’autre. Car pour établir la nation, on est obligé de postuler son unité culturelle ainsi que sa spécificité.

Or, si on admet 1) la vacuité de l’idée d’une spécificité culturelle française et 2) la réalité d’une unité culturelle européenne, on est en droit de s’interroger sur la nécessité de revitaliser le concept de Nation. Le champ des possibles de l’action politique au niveau national se réduit. La mondialisation a réduit de manière impressionnante le pouvoir décisionnel des états. Ce sont les grands ensembles régionaux, qui pourront peser dans le monde de demain. Pour les Français, l’avenir est en Europe, et non pas dans un repli frileux sur la sphère national. Le grand combat politique de la gauche européenne est donc non pas de construire, amis bien de révéler l’unité culturelle et intellectuelle de l’Europe pour faire naître un sentiment européen, et par là même, un désir d‘unité politique. Une fois créé cet espace politique européen, le combat de la gauche restera entier, mais le champ des possibles de son action sera démultiplié s’il s’exerce dans le cadre de la première puissance mondiale.

Le souci majeur est qu’on ne construit pas l’Europe qu’avec des gens de gauche, mais aussi avec des partenaires de droite. Si entre un démocrate-chrétien et un social-démocrate il existe peu de points de clivage sur l’Europe, il en existe nettement plus entre ce même démocrate-chrétien et un conservateur dur, de même qu’il existe plus de clivage entre un social démocrate et un trotskiste sur ce même sujet. Donc sur l’Europe, les clivages politiques peuvent différer du reste du débat politique.

Mais en tout état de cause, nous devons être prêt à faire de réels compromis sur l’Europe, (quitte à les renégocier ensuite) dans l’optique de construire cette espace politique européen. C’est une arme que nous pourrons retourner contre les conservateurs s’ils sont assez bêtes pour la construire avec nous.

Par blogueursocialiste - Publié dans : Politique - Communauté : Les blogs socialistes
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Mardi 18 septembre 2007

(ou comment l’auteur, est visiblement depuis trop longtemps tenu éloigné de son blog…et raconte vraiment n‘importe quoi)

Le MoDem a tenu son université d’été ce week-end. Je n’ai pas suivie précisément ce grand temps de la vie politique française. Le problème c’est que le MoDem, c’est un peu comme le Vatican « combien de divisions ?». On ignore si on s’intéresse à un mouvement qui est le 3eme de France (élections présidentielles) ou le 8eme (en nombre de députés).
Du coup, comme beaucoup au PS, je suis un peu méfiant envers tout ce qui touche à cet O.P.N.I.(Objet Politique Non Identifié). D’autant qu’à droite comme à gauche on a pu voir des succès fulgurants qui n’était que des aventures d’un jour. C’est la liste Tapie aux élections européennes de 1994, celle Pasqua-Villiers en 1998.
Mais j’ai entendu François Bayrou au Franc Parler de France Inter lundi soir. Sa dénonciation de l’esbroufe sarkozyste tranche avec la complaisance affiché de certains dirigeants de gauche (qui ont perdu tout sens de la mesure au vu des courbes de popularité du, même si ça m’arrache la gueule d‘employer le mot, Président).
Sa critique est dure, dense structuré. Il est vraiment convaincant lorsqu’il explique que c’est l’attitude de Nicolas Sarkozy qui l’a amené à s’affranchir de la droite (alors que certaines mauvaises langues pourrait n’y voir que l’opportunisme d’un ancien balladurien reconvertie cherchant à se positionner sur un créneau d’alternative à une gauche en crise et à une droite de plus en plus extrémiste. A ce sujet, la présidentielles fut d‘ailleurs l‘occasion de vérifier à quelle point la différence entre l’extrème-droite et la droite, c‘est comme l‘a dit un jour Fabius, « la différence entre une pensée et une arrière pensée » comme quoi Fabius di(sait ?)t des choses intelligentes, et grâce à mes digressions vous ne vous souvenez absolument plus de quoi je parlais).
A propos de Nicolas Sarkozy, réjouissons nous chers amis lecteurs, car ce valet des thèses les plus imbéciles du néo-conservatisme étasunien songe a nous entraîner dans une guerre avec l’Iran. Je rappelle juste histoire de rire que la force de projection (capacité à envoyer des soldats loin et vite) française est l’équivalent dans les état-majors mondiaux de la blague sur les belges en France, que notre unique porte avion national mis 4 mois à sortir de la rade de Toulon lorsqu’il fut envoyé en Afghanistan, et que SI nous voulons faire cette guerre, je pense qu‘à la rigueur nous pourrions obtenir le soutien moral du Swaziland (soit dit avec tout le respect du au peuple swazi), mais qu‘en dehors de cela, personne n‘a envie d'aller vérifier sur le terrain si les mollahs ont vraiment la bombe. D‘ailleurs, on doit etre le seul pays au monde à parler de faire la guerre à une puissance régionale tout en faisant des coupes claires dans le budget du Ministère de la Défense. Mais après tout, on était déjà le seul pays au monde dont les dirigeant savaient eu l’idée lumineuse de réduire les impôts (des plus riches, cela va de soit) pour combler le déficit de l‘Etat…
Pour en revenir à Bayrou (comment ça, lecteur, vous êtes perdu ? Mais suivez que diable !), il ne se définit plus, ou pas, comme centriste, mais comme démocrate (ce qui entre parenthèse ne veut rien dire, c’est une étiquette qui va de Bové à Sarkozy. Heu non, disons plutôt Borloo) (saluons au passage un homme qui, pour son talent stratégique lors des législatives eu mérité d’être rocardien). (Mais si lecteur, je vais arrivé à ce que je veux dire, un peu de patience) Bayrou donc, continue à se démarquer de la droite (ce qui est un signe de bonne santé mentale) sans pour autant expliciter son rapprochement avec la gauche (ce qui étant donné l’état de cette dernière, l’est aussi). Mais il ne s’en démarque pas non plus. C’est dire, que plus que jamais, nous devons savoir ce que nous sommes pour pouvoir entamer un dialogue idéologique avec le MoDem (et avoir ainsi le plaisir de nous asseoir sur la dernière résolution du MJS). Si les convergences sont plus fortes que les divisions, alors pourquoi refuser d’avoir des alliés sur notre flanc droit. Au temps du Programme commun, c’était le MRG (aujourd’hui PRG). Si le MRG de notre nouvelle alliance est le MoDem, ça ne me fera pas pleurer longtemps. Mais s’il faut choisir, c’est toujours nos camarades de gauche qu’il faudra choisir de nous allier.
PS : Que pensez vous de Bayrou candidat unique de la gauche en 2012 ? Voila un candidat sans déficit de crédibilité, réputé intègre, plutôt convaincant. Il n’a pas été mêler aux querelles de clans du PS, n’est pas issue de la gauche de la gauche qui pourrait effrayer les modérés, c’est le candidat idéal ! Issu d’un parti sans élus, il ne pourra gouverner sans les partis de gauche, et à ce titre ne risque pas de trahir le programme sur lequel il a été élu. Hommes de gauche qui voulez vaincre en 2012, soutenez la candidature François Bayrou ! (non, non, je n’écris pas ça uniquement pour pouvoir un jour être traîné devant l’Inquisition la CNA).
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Mardi 18 septembre 2007

Jeudi dernier avait lieu l’AG du MJS 44 sur la défense des contributions. Je devais aller défendre la contribution déposé par SDJ. Puis finalement non. Puis finalement si. Enfin bref, je me suis retrouver à 17H30 devant mon ordi à essayer de rédiger un argumentaire potable, à chercher l’adresse de la Fédération et à appeler à droite à gauche (surtout à gauche) pour obtenir de l’aide (merci beaucoup Sandrine, merci Simon).

A l’heure dites je me présente à la fédé, je découvre mes petits camarades nantais et gauchistes. Soi dit en passant, le PS doit être un parti clandestin en Loire-Atlantique, car le siège départemental du Parti fait plus penser au squatte d’une bande d’anars qu’à autres choses; même la fédé angevine est plus classe, c’est dire…

Avant de raconter le débat, je dois vous dois, cher lecteur, une précision : je n’ai jamais eu l’occasion de prendre la parole dans une AG en dehors de ma fédération. Or la fédération MJS du Maine et Loire se divise en deux catégories : les gens qui partagent à peu de choses près les mêmes idées que moi et ceux qui n’en ont pas. Nous avons quelques vestiges d’ERASME (reste du temps ou notre brillant AF du même courant nous avait mis à 2 doigts de la mise sous tutelle). Nous avons une TAGiste intelligente (parce que peilloniste :-)) , et c’est tout.

 

Mon premier débat contradictoire avait donc lieu dans un fédé où sur 80 personnes, environ 5 doivent partager mes idées. D’avance ça promettait.

Il s’est trouvé que, par tirage au sort, c’est nous qui ouvrions les présentations de nos contrib’. Vu que je ne connaissais pas François, le charmant garçon avec qui j’ai présenté la contrib’, nous nous sommes mutuellement marchés sur les pieds. Ca commençait tellement bien que je n’ai pas eu le temps de finir ma présentation de la contrib’.

Les JSR on été bon, un explication sans surprise et plutôt bien mené de leur texte. On les sentaient tranquilles, comme on l’est tous en terrain ami…

Le délicieux membres du BN, Cédric Haution si je ne m’abuse a commencé par dire que la majorité du MJS pouvait être plus large. Ce fut d’ailleurs la teneur d’une grande partie de ses interventions dans la soirée : un très bel exercice de léchage de cul éhonté de la majorité locale (JSR). J’ai noté avec plaisir les sourires ironiques qui suivaient ces sorties (ils faut dire qu’elles n’étaient pas très fines).

Vinrent ensuite les questions : j’ai vécu la un moment de bonheur intense tel que je n’en avais pas vécu depuis que j‘avais expliqué en AG de lycée pendant le CPE que c‘était bien beau de voter le blocage, mais si c‘était pour rester pantoufler, déserter le lycée et le laisser à la garde de 20 personnes, je comprenais ceux qui traitaient les bloqueurs de feignants.

La première question était adressé au représentant de la majorité nationale (comme il se désignait lui-même) et était un lynchage de la bataille culturelle. J’avoue que j’étais le premier a avoir tiré dans cette direction, dès ma présentation. Je n’allait donc pas m’en plaindre.

La deuxième portait sur ce qui différenciait les courants présents : le délégué des gardiens du temple a fait rire tout le monde en affirmant que Tag était un courant très récent (il est vrai que le rachat d’Alternative Socialiste a été l’occasion de changer de nom, mais cela ne suffit pas à faire disparaître leur fond de commerce de bureaucratisme incompétent et opportuniste, faudrait pas non plus prendre le client pour un con; Quoiqu’au MJS…mon Maître-Jedi parle de syndrome de Stockholm pour certains de ses membre…à quand un thérapie de groupe ?!?)

Les JSR se sont expliqués, expliquant essentiellement leur scission de NG par le bureaucratisme de celle-ci.

Enfin nous. J’ai axé ma réponse sur la notion de compromis, mais j’ai eu la (forcément) désastreuse idée d’illustrer mon exemple sur la nécessité dudit compromis par…le TCE, et ce devant une salle qui avait du voter à 80% NON. Enfin, bon au moins, une telle nullité tactique vaut brevet d’authenticité rocardienne…Enfin ça aura toujours permit à Cédric d’ironiser sur le fait que je n’avais toujours pas digérer le non( ce qui accessoirement n‘est pas faux, mais il faut dire que le traité simplifié (le plan B ?) est assez indigeste…Mais tout va bien puisque le Secrétaire National nous a affirmé froidement que s‘il le fallait ils combattraient le nouveau Traité comme ils avaient eu la tête de l’ancien, après tout, une fois qu‘on a dit qu‘on est pour l‘Europe, on peut tout se permettre contre elle n‘est-ce pas ?).

La suite des questions a été assez pitoyable, soit dit sans vouloir offenser leurs auteurs. Ça se résumait plus ou moins à SDJ = sociaux-traîtres. Vous êtes contre la retraite à 60 ans, contre les 35h, vous avez renoncer à changer la société, etc. J’enpasse et pas forcément des meilleurs…

Je me suis même vu demander par un camarade de NG si je « le réformisme ne devait pas être mis au service d’ambition révolutionnaires ?» Que voulez vous répondre à cela ? Non, elle doit être mis au services de Razzie Hammadi et de Benoît Hamon ? Personnellement, je pense que le réforme doit nous permettre de conforter la domination d’une oligarchie restreinte et d’écraser la gueule des plus pauvres ?

J’avoue avoir peut-être manqué quelques interventions intéressantes, mon esprit s’étant à un moment envolé vers mes amis qui faisait la fête non loin de là…j’écoutais vaguement le ton des interv’, en me demandant si c’était l’instinct grégaire qui jouait (c’est tellement bon d’être au chaud dans sa bonne conscience de plus à gauche que toi ), ou si ça tenait au fait que les gauchistes sont des gens aux convictions bien peu solides qui nécessitent de solides repoussoirs « sociaux-libéraux » pour ne pas succomber aux charmes de l‘ouverture. Kouchner fut bien aux Jeunesses Communistes dans la sienne de jeunesse..(une conversations post-AG avec le camarade NGiste suscité me fait pencher pour la deuxième hypothèse).

 

De manière pas tout à fait équitable Samy (AF44, par ailleurs très sympa et réglo) a accordé à tout les intervenants le même temps de réponse, alors que 80% des questions nous étaient adressées. De toute manière, après la canonnade que nous venions de subir, les ultimes rafales tirées par la voix de Moscou était une violation des Conventions de Genève, qui interdisent de tirer sur une ambulance. Lorsqu’il a dit que nous ne devions pas hésiter à nous qualifier d’antilibéraux, j’ai hésité à me lancer dans un cours de sémantique, expliquer l’escroquerie qu’il y avait à qualifier la théorie monétariste de libérale, tant elle est liberticide. Mais j’avais déjà suffisamment été mauvais pour ne pas avoir besoin d’achever la soirée sur une défense du mot « libéral »…J’ai préféré me lancer dans une défense de la réforme des retraites, oui chers camarades, la durée de vie s’allonge, oui nous avons fait la retraite à 60 ans par accident (à l’origine, en 1981, nous faisions campagne pour la retraite à 60 ans pour les métiés les plus durs, ce qui en cours de campagne est devenus la retraites à 60 ans), oui il va être compliqué de financer le déficit de la caisse des retraites par une augmentation des cotisations d’entreprises parce que oui chers camarades, la conjoncture économique, c’est un truc qui existe, c’est pas seulement une invention de sociaux-traitres (sociaux-fascistes, j‘aime beaucoup aussi) pour dissimuler leur lâche renoncement … Mais bon, il était tard, j’avais perdu ma soirée, et plus j’avais l’impression de pisser dans un violoncelle, plus je bâclais mon interv’ d’une voix monocorde, sans regarder mon public (qui n’avait pas besoin de ça pour s’endormir). Cédric Talbourdet, arrivé en cour d'AG a pris la parole et a un peu relancé l'attaque contre TàG, et a été de ce fait bienvenue, bien qu'il se situe sur l'échelon 3 sur l'échelle de la pureté militante (échelle dont je vous parlerai un jour, et qui est le summum du sectarisme primaire...)

Je suis allé me coucher, mes argu anti-NG inutilisés en poche en ruminant que la rénovation du PS, c’était pas tout à fait gagné…

Vivement l’AG d’amendement (oui, le rocardien est aussi maso, il aime ça)

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Mardi 11 septembre 2007

phototitre.jpg Grégory Blanc

 

En ce moment, pas le temps de poster, j’y reviendrai. Je fais donc juste un bref article, consacré, pour une fois, à ce qui se passe chez moi.

 

Comme vous le savez tous, le Maine et Loire, c’est à droite et bien à droite. On touche à la Vendée, c’est tout dire. La Vendée est une terre de droite, et quand elle donne des hommes à la gauche, c’est des Jacques Auxiette... Mais comme tous les départements du nord-ouest le Maine et Loire est aussi une terre de conquête pour la gauche. Car ce que vous ne savez probablement pas, ce que le Maine et Loire a envoyé un député socialiste sur les bancs de l’assemblée pour la première fois depuis…pour la première fois. Marc Goua, dynamique maire de Trélazé, qui a démissionné de son poste de Conseiller Général à cette occasion et pour cause de cumul des mandats.

 

Auront donc lieu des élections partielles en le 30 SEPTEMBRE et le 07 OCTOBRE. Le candidat soutenu par le Parti Socialiste (dont je rappelle à l’occasion qu’il s’agit d’un parti politique, pas d’une amicale de boulistes, de gauche, et de ce fait dans l’opposition, au côtés de partis comme les Verts, les Communistes dont je suis ravis de vous annoncer qu’ils existent encore, ainsi qu’aux côtés du MRC et du PRG, qui ont bien existés eux aussi à une période, dont il nous reste des traces ) est Grégory Blanc. Outre le fait qu’il est mon ami, Grégory dispose de nombreuses qualités.

 

1)      Il est socialiste. Y a du mérite en ce moment.

2)      C’est un militant de terrain, pas comme certains candidats à la députation sur la 1ere circonscription, qui ont d’ailleurs fait campagne comme des m*****. Il a été, et est toujours, syndicaliste, militant associatif, militant politique c’est un acteur passionné de la vie publique, celle de sa commune et de son canton depuis plus de cinq ans.

3)      Il se présente à une élection est s’appelant Blanc, (« Votez Blanc !») ce qui ne peut qu’inciter au respect

4)      Il connaît ses dossiers, le départements, ses forces et ses faiblesses, ses territoires et ses habitants. Sa confrontation avec la réalité sociale de notre département, avec la droite dans les urnes feront de lui un élu à la fois responsable, soucieux de l’efficacité de son action et pragmatique.

5)      Il est rocardien. A ce titre d’ailleurs, il y a débat. Grégory, en tant que directeur de campagne de Marc Goua, a gagné deux échéances électorales en 2004 et en 2007. Un homme qui gagnerait trois élections de suite pourrait-il légitimement prétendre être rocardien ? Un rocardien est censé avoir raison sur le fond, et être royalement nul en stratégie…

 

 

Si la refondation de la gauche ne se fera que sur les idées, elle ne sera en tout cas possible que portée par des gens dynamiques, sincères et courageux. Si vous voulez poursuivre et amplifier l’action de Marc Goua pour la canton Angers-Trélazé et les villes de Sarrigné, Andard, et Brain sur l’Authion, alors, le 30 SEPTEMBRE et le 07 OCTOBRE, votez et faites voter Grégory Blanc.

 

 

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Mercredi 5 septembre 2007
Promis M. Le Futur Cantonnier, j’ai presque finis ton bouquin…
 
Voilà voilà, je suis été à la Rochelle, qui est ma foi une bien belle ville. Comme vous le savez (ou pas) c’était ma première Université d’Eté…Pas déçu du spectacle. Je vais pas vous faire un compte-rendu exhaustif, parce que ce serait chiant. D’un certain côté, après avoir consulté la presse, je me demande si les cire-pompes de la Sarkozie les journalistes étaient au même endroit que moi. Et je ne suis pas le seul a penser ça. Enfin bon, je vais pas commencer à insulter la presse, quand on est rendu à écrire que participer à une commission c’est accepter l’ouverture, c’est manifester une méconnaissance de la pratique institutionnelle de la Veme République qui devrait vous faire perdre votre carte de journaliste.
 
Sinon j’ai raté les discours d’ouverture (peut on encore utiliser ce mot au PS ?) de l’Université de mes biens-aimés Cambadélis et Hollande, ainsi que celui de la candidate malheureuse du PS aux élections présidentielles. Je n’en suis pas désolé, seul François Hollande étant un orateur brillant, qui a pour seul défaut de ne plus rien avoir à dire depuis longtemps
 
J’ai été à la réunion de Socialisme et Démocratie, qui est désormais le seul courant du PS a être dépourvu de chef. Anomalie monstrueuse, qui ne saurait perdurer…On y a dévoilé le Manifeste pour un socialisme nouveau, que j’avoue n’avoir que survolé. Il paraît qu’il est très bien. Cependant, il serait peut-être réellement rénovateur de ne pas pondre les textes entre 5 pontes mais de les élaborer de façons transparentes en large connexion avec la base…enfin bon.
 
J’ai également eu le plaisir incontestable de faire la connaissance du maigre mais très dynamique réseau rocardien du MJS, et le plaisir de constater que mon sectarisme est largement répandu…
A propos du MJS :
Nos chefs sont aussi cons que je le répète. J’ai pu vérifier personnelement la bétise abyssale de Valério Motta (rebaptisé par certain que je ne vendrais pas à la CNA Galério Gros-Tas , quoi qu’il soit vrai qu’en futur notable qu’il est, il commence à bien remplir sa chemise). J’ai perdu toute considération pour notre futur président (oui parce qu’au MJS, en bon stals, on connaît tous notre président avant même qu’il ne soit élu…) car il a d’après ce qu’on m’a dit commis lui même le TO, ce qui en terme d’intelligence politique le place entre Julien Courbet (au dessus) et …non, j’avoue, je ne trouve pas…
Le TaGiste de base est plus sympa que je ne le pensait, même si je ne dirais pas qu’il est doté d’une intelligence foudroyante…L’un d’entre eux a même soutenu que le To était l première pierre de la refondation. On ose pas imaginé la gueule d’un bâtiment élevé sur un machin pareil. Enfin bon, il ne faut pas trop en rire ; la congélation du PS pourrait bientôt produire des merdes comme ça. Cela dit, un MJS a quand même dit à Olivier Dartigolle quelque chose qui m’a fait plaisir, à savoir qu’il appartiendrait à notre génération de «  refermer la blessure de 1920 », ce à quoi le porte parole du PCF a opiné. Comme quoi, tout les jeunes socialistes ne disent pas que des imbécillités.
Les goûts musicaux des organisateurs de la MJS Party sont définitivement merdiques. Mais c’est une tare répandue dans le monde socialiste, et ce depuis l’hymne de campagne de Mitterrand en 1981…
Sinon notre futur ex-président, qui va bientôt retourner à l’anonymat dont il n’aurait jamais du sortir sans la volonté hégémonique de sa petite bande de nains prétentieux, a encore fait la preuve de sa mégalomanie en conseillant à François Hollande de copier la méthode de Congrès Politique du MJS. Je crois avoir un peu douché l’enthousiasme de deux militants vétérans en leur racontant les fraudes massives, les intimidations, et puis simplement en leur montrant le Texte d’Orientation du MJS…
 
J’ai eu le plaisir de rencontrer mon gauchiste préféré, et de découvrir ses talents de chansonniers. Je tiens donc à rassurer mes camarades droitiers, les JSR sont des êtres comme vous et moi (enfin presque… ) J’ai eu aussi une discussion trop courte mais sympathique avec mes camarades de Loire-Atlantique…Enfin tant qu’il n’est pas TAGiste je trouve n’importe quel socialiste sympathique.
 
Sur le fond du sujet ; la rénovation, j’ai vu dieu, je peux mourir tranquille. Dieu a d’ailleurs était très bien, comme d’habitude. Normal, me direz vous, c’est Dieu. Seul quelques mécréants se considérant du haut de leur posture "plus à gauche que toi" se sont permis de le siffler l’homme du PSU, du RMI et des accords de paix calédoniens. Le plus près de moi, qui cumulait son crime avec celui la déchéance d’être un emmanuelliste, ex-drayiste, a payé pour les autres. Il s’est mangé une baffe. Puis un coup de pied dans le tibia pour avoir réitérer son blasphème. Il n’a pas réagit, comme quoi les gauchistes sont surtout des couilles molles.
 
A propos de gauchiste…non, je me rétracte. Le terme gauchiste est pour moi un brin affectueux, et le décerner à cette pourriture me blesserai la bouche. Donc voilà, le nouveau tenant du discours « le PS se droitise » est Benoît Hamon. Vu la médiocrité du personnage, dont les interventions sont absolument vides d’intérêt. Ce qui devrait réduire ladite "aile gauche" à la portion congrue, ce qui ne sera pas un mal…
 
Pour en revenir à ceux qui disent des choses intéressante, Dieu n’a pas évolué dans sa conception, mais vous pouvez aller lire le compte rendu de son intervention .
 
Delanoë est à l’offensive. Il se positionne lui aussi pour prendre le parti, en 2008. Tout se jour pour lui sur Paris. Si il gagne, il sera en cas de victoire du PS aux municipales le symbole de cette victoire, et en cas de défaite du PS l’espoir de reconquête. Il bénéficie de l’appuie des puissants réseaux jospinistes, et il pourra compter sur l’appuie de Socialisme et Démocratie, le courant de DSK, désormais privé de son chef. Face à des rénovateurs royalistes parfois trop bruyants, trop agressifs vis à vis du loyalisme de parti des militants socialistes, le maire de Paris, qui revendique son patriotisme socialiste pourrait ramasser la mise, en incarnant le changement dans la continuité. En revendiquant d’ailleurs le nom et les symboles du parti, il s’est d’ailleurs clairement positionner sur ce créneau. S’il sait ouvrir ses alliances, et si ce qu’il propose au PS ce n’est pas le programme Jospin.2, alors il pourra être un élément décisif de la rénovation. Car ne nous y trompons pas. LEs réseaux, les cadres du PS pèsent, comme dans tout les parti, très peu. Or, Valls, Montebourg, Gorce, Mazetier, le clan des rénovateurs ne bénéficie que d’un réseau d’appuis restreints. Les jospinistes pourraient être le poids dans la balance décisif. Même si cela contraint les partisans d’une rénovation très exigeante à des concessions, cela vaudra toujours mieux qu’un ravalement de façade, un coup de peinture cache-misère.
 
Et j’en arrive à Hollande. Un camarade disait devant moi : « et c’est reparti comme en 2002, on congèle c’est meilleur quand ça a vieilli. » Formidable discours d’Hollande. Ne connaissant pas assez le personnage, j’ai été séduit, sur le moment. Mais froidement, en relisant son discours, il ne change rien. Ce mec veut nous vendre une nouvelle vision de la rénovation : on repeint la poutre maîtresse de la "vieille maison", comme ça on oublie qu’elle est vermoulue. Il a décidé de prendre les militants et les adhérents du Parti Socialistes pour des cons. Il faut que mes camarades qui hier votaient pour la motion 1, voire pour la motion 2 a avoir le courage de leur espoir refondateur, pour détruire cette vieille Hollandie, qui ne se cache pas même plus d’être une caricature du molletisme finissant. On peut avoir comme moi des réticences vis à vis de Désirs d’Avenir. On peut avoir comme d’autres de mes camarades des réticences (et j’emploie un euphémisme) vis à vis de Rénover Maintenant. On peut avoir des réticences personnelles. Mais nous sommes placés devant nos choix, je dirais même devant l’Histoire. Dans 20 ans, comment nous regarderons nous dans la glace en repensant à ces années si nous sommes obligé de reconnaître que face à la nécessité de la refondation de la gauche, nous n’avons pas bougé, nous sommes restés figés sur nos intérêts de clans, et nous avons laissé les conservateurs faire la loi chez nous, et tuer notre parti plus sûrement que les attaques de la droite ?
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Vendredi 31 août 2007
Je pars pour la Rochelle. Évidemment, il ne s’y passera rien d’important politiquement parlant adonc on va pouvoir se marrer un peu…
PS : Je suis dans une profonde détresse intellectuelle et morale (et je vous passe l’éthique) : ayant lu le portrait assez dithyrambique consacré à Hamon dans le Monde, je suis en accord avec les déclarations du Grand Maître de TàG ? Que dois-je faire ?!? Connaissez vous un exorciste dans votre entourage ?!?!
 
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Mardi 28 août 2007

Hier matin j’ai écouté l’interview de notre cher Premier Secrétaire du Parti Socialiste par ce vilain droitier de Jean Michel Aphatie, l‘homme qui n‘aime pas les socialistes. Rappelons à ceux qui l’aurais oublié au vu des dernières semaines que le Parti Socialiste est un parti de gauche (interdit de rire, que ce soit du premier ou du second terme de l‘expression), actuellement dans l’opposition, nécessairement constructive, à un gouvernement de droite enfin décomplexée… 


Ce qu’il y a de pathétique, c’est que lorsque qu’un commentateur de la vie politique interview le chef (j’en entend qui rient !!) de l’opposition, il consacre 1/3 de son interview à un sujet très people (la couverture de Closer). Il est vrai que s’il interrogeait Hollande sur l’action du gouvernement, sur les contre-propositions du PS, et qu’Hollande répondait, il s’exposerait à être démentie voire contredit par une personnalité éminente du PS dans la demi-heure qui suit, ce qui convenons-en, n’est pas une vie.


Revenons en à notre vénéré Premier Secrétaire, qui s’est présenté lui-même comme un partisan de la rénovation. A part que ça doit faire plaisir à mes camarades de Rénover Maintenant, ainsi qu’à ceux du défunt NPS, cela montre accessoirement qu’il existe plusieurs sens au mot " rénovation" , et que pendant les dix années de son Premier Secrétariat, François Hollande passait l’essentiel de son temps à enfiler des perles, assis en tailleur en écoutant la Paimpolaise.


Le pauvre homme m’a inspiré un peu de pitié. A chaque question ou peu s’en faut, et quelle qu‘elle soit, il répétait « il faut du travail collectif » (travail collectif qu’il a soigneusement étouffé pendant). Ce qui m’a le plus frappé, c’est que François Hollande, de toute évidence, ne crois pas à l’unité des socialistes (« Alors après, moi, ce que je vais proposer, c'est qu'on regarde tout ce qui nous unit comme socialistes. Il peut y avoir tout de même des valeurs, des principes, des propositions communes ») On sent, à travers ces propos, que Hollande ne crois pas à ce qu’il dit. C’Est-ce qui pourrait expliquer ses positions jusqu’ici. La glaciation du parti aurait comme cause qu’il aurait voulu éviter une scission inévitable selon lui en cas de débat sur le fond ?


L’hypocrisie du culbuto, son culot même sont exaspérant quand il invoque sa légitimité. Quelle légitimité conserve encore un homme élu à 52% de 110000 militants (et encore, je suis sympa, je n’évoque pas les fraudes qui ont permis à la motion 1 d’obtenir ladite majorité…) dans un parti dont les effectifs ont triplés, qui a subis deux lourds échecs électoraux, et est dans une crise incontestable ? Les alliances qui l’ont (péniblement) maintenu dans son fauteuil se sont effondrées. Reste un CN pléthorique, représentatif de lui-même uniquement (et encore…). On parle beaucoup de l’autocritique nécessaire de Ségolène Royal, peut-être serait-on aussi en droit d’exiger celle du Premier Secrétaire ? Mais non, au contraire, on apprend à mots couverts (cet homme sait il seulement s’exprimer franchement ?) qu’il envisage, lui aussi d’être candidat en 2012 ! Il nous vouloir que son parti soit « le mieux possible utile à la France« , qu’il commence donc lui par être utile à son parti !


D’un autre coté, je vois pas pourquoi je m’énerve à ce point. Hollande est vidé. Démonétisé. Il pourrait mettre au point une théorie politique révolutionnaire, totalement innovante, personne ne s’en rendrait compte, et on ne la redécouvrirait probablement que dans 20 ans, en faisant le tri dans les archives de Solferino. Comment pourrions nous nous rénover, comment pourrions nous seulement gagner les municipales si le premier d’entre nous est à ce point décrédibilisé ? La première pierre de la refondation passe par le départ de François Hollanden comme la possibilité de recouvrir cette crédibilité. Le hollandisme restera toujours associé à ces " années grises" du socialisme français. De toute manière, qui, à part moi, écoute encore Hollande ?


                                                                    *****


En dehors de cela, la police des frontières se prépare à expulser une jeune Nigériane enceinte d'un enfant de père français. Elle a essayé hier, elle réessayera probablement demain. Elle se prépare également à expulser vers la Serbie une Musulmane serbe, alors que ceux qui on massacré sa famille (elle est originaire de Srebrenitza) y vivent encore dans l’impunité...
Et enfin, une autre expulsion (une famille entière, dont un nourrisson) se prépare vers le Kazakhstan, pays classé dans la liste des pays sûrs…donc vers lesquels on peut expulser…ce qui fera sans doute plaisir aux familles des victimes du massacres d’Almaty…Mais ce qui pourrait presque être drôle, c’est que la femme est déchue de sa nationalité kazakh, et en conséquence pourrait parfaitement être ensuite expulsée…vers la France ?

Par Socia - Publié dans : Parti Socialiste&MJS - Communauté : Les blogs socialistes
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